Le projet Serviloge de la Maison des Soeurs de Notre-Dame du St-Rosaire est sur pause

maison soeurs du st-rosaire

Du sable dans l'engrenage pour le projet de transformation de la Maison Mère de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame du St-Rosaire.

La première phase comprenant la construction de quatre-vingt-quatre logements sociaux, au bénéfice des clientèles admissibles en attente auprès de l’Office d’habitation Rimouski-Neigette (OHRN).

Responsable de ce projet majeur, l'organisme Serviloge n'a pas obtenu le financement demandé dans le cadre de l'initiative canadienne pour la création rapide de logement.

Même si la demande de Serviloge respecte tous les critères de faisabilité du programme, elle est refusée puisqu'il n'y a plus d'argent disponible.

Selon la SCHL, qui gère ce programme, les demandes ont été tout simplement trop nombreuses pour les fonds accessibles.

Le Bas-Saint-Laurent est l'une des seules régions du Québec qui ne bénéficie d'aucun appui financier dans le cadre de ce programme.

Au total, 679 demandes ont été déposées au travers le Canada qui représentaient une facture totale de 4 milliards si tous les projets avaient été acceptés.

Ils ont dû choisir les projets qui visaient le plus les clientèles priorisées. Donc les immigrants, les itinérants, les autochtones et les femmes en situation de violence conjugale. Il faut aussi mentionner qu'ils devaient répartir ça de façon équitable entre les provinces.

Alain Hamel, directeur général de Serviloge

Pour Serviloge et l'OHRN, c'est une énorme déception alors que le taux d'inoccupation des logements est de 0,9% dans la MRC.

Un nouveau financement pourrait relancer le financement du projet avec le prochain budget fédéral.

Le directeur général de Serviloge a bon espoir de voir un avancement dans le dossier.

Normalement, on devrait peut-être avoir une bonne indication sur l'avancement du projet avec le dépôt du nouveau budget fédéral au mois d'avril. On risque de voir quelque chose se concrétiser d'ici l'été.

 

(Avec la collaboration de Martin Brassard, journaliste Bell média)