Lent retour à la normale à Ottawa

image

À Ottawa, des accusations ont été déposées contre 110 personnes arrêtées dans le cadre de la manifestation, qui s'est terminée dimanche, après une occupation de trois semaines.

Il est notamment question de méfaits, de possession d'armes, d'agression et d'obstruction au travail des policiers.

Malgré la fin de la manifestation, la présence policière demeure accrue au centre-ville, où le périmètre de sécurité a toutefois été réduit dans les dernières heures.

Des dizaines de points de contrôle demeurent en place.

« Les mesures policières ne seront maintenues que le temps nécessaire à s’assurer que les manifestants illégaux ne reviennent pas sur les lieux. Les commerçants peuvent, en toute confiance, rouvrir les portes de leurs entreprises s’ils les avaient fermées durant la manifestation illégale.  Les résidents peuvent se rendre à l’intérieur de la zone sécurisée s’ils ont une raison légitime de le faire, notamment d’y habiter, d’y travailler, d’y magasiner ou de visiter des entreprises. Vous pouvez prévoir rencontrer des points de contrôle policiers où l’on vous demandera le motif de votre déplacement dans la zone sécurisée. »

- Service de police d’Ottawa

Un lent retour à la normale

Pendant ce temps, le centre-ville d'Ottawa retrouve peu à peu ses airs habituels.

Plusieurs commerces rouvrent leurs portes cette semaine, après les avoir fermé pendant plus de trois semaines en raison de la manifestation. C'est le cas du Centre Rideau, notamment, qui rouvrira ce matin.

Le marché By est aussi maintenant exclu du périmètre de sécurité contrôlé par les policiers, qui vous invitent à encourager les commerçants locaux, durement affectés par les événements des dernières semaines.

Le conseil municipal d'Ottawa pourrait d'ailleurs voter demain pour la mise en place de soutien et d’aide financière aux entreprises et aux restaurants du centre-ville.

Quel avenir pour la rue Wellington?

Plusieurs voix s'élèvent par ailleurs pour faire de la rue Wellington, située devant le Parlement, une artère piétonnière.

Le conseiller de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, est de ceux qui soulèvent la question, dans la foulée de la manifestation contre les mesures sanitaires.

« Nous sommes libérés de l'occupation, mais nous devons rester vigilants. Avant sa réouverture, nous devons avoir un plan complet. Devrait-elle rouvrir ? Et si elle ne l'est pas, comment fonctionnera-t-elle en tant que corridor ? Nous ne pouvons pas laisser la capitale vulnérable et des représentants locaux comme moi-même et la conseillère McKenney ont soulevé les questions de ces réouvertures et ce qu'elles pourraient signifier pour nos communautés. » (traduction libre)

- Mathieu Fleury, conseiller de Rideau-Vanier, en entrevue à CTV

Sa collègue, la conseillère Catherine McKenney, entend déposer une motion demain au conseil municipal pour y interdire la circulation automobile.