La cabane à sucre dans le confort de son foyer

Eau d'érable

L’Érablière Nathalie Lemieux à Saint-Pascal dans le Kamouraska participe à l’initiative Ma cabane à la maison, afin de faire vivre le temps des sucres pendant cette période d’incertitude.

Le projet, lancé lundi par 70 érablières du Québec, consiste à concocter des boîtes-repas contenant un menu de cabane à sucre qu’il est possible de se faire livrer à différents points de cueillette. L'initiative vise à sauver ces établissements qui sont fortement touchés par la pandémie.

Nathalie Lemieux indique que Ma cabane à la maison permettra de recréer l’ambiance authentique qui est tant appréciée par les Québécois, mais dans le confort de son foyer. « On ne sait pas si on va être capable de recevoir ou d’accueillir des groupes dans nos cabanes, dit-elle. Mais on sait que dans le contexte il faut se réinventer. On va quand même faire notre menu traditionnel et mettre notre couleur dans les boîtes-repas. »

L’entreprise de Mme Lemieux a dû essuyer des pertes financières de 60 % au printemps dernier en raison de la crise sanitaire, un scénario qu’elle ne veut pas revivre cette année.

« L’an dernier les annonces ont été faites alors qu’on commençait notre saison, les congélateurs et les frigos étaient pleins, tout était prêt. C’est sûr que les pertes financières ont été importantes, et vivre ça deux années de suite ça mettait en péril plusieurs érablières et cabanes à sucre. C’est dans le but de sauver cette tradition et de la faire perdurer dans le temps pour que l’an prochain on soit encore là. »

Nathalie Lemieux, propriétaire de l’Érablière Nathalie Lemieux

Certaines cabanes à sucre de la province ont connu des pertes financières de plus de 90 %. 14 % des établissements ont dû mettre fin à leurs activités.

La députée d'Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia salut l'initiative. Kristina Michaud encourage les Québécois à profiter de la saison des sucres. « Ce projet est une magnifique occasion d'encourager l'achat local, de soutenir nos érablières et de leur démontrer que nous voulons conserver cette tradition typiquement québécoise », souligne-t-elle par voie de communiqué.