Les camps de jour de Rimouski sont fin prêts

Des balançoires vides

Les moniteurs et monitrices sont prêts à accueillir les enfants rimouskois pour l’été dans des camps de jour revisités. Du 29 juin au 14 août, les jeunes seront répartis sur 14 sites différents afin de limiter les contacts entre les groupes.

Le nombre de places est réduit afin de permettre le respect des directives de la santé publique. Selon la directrice du Service des loisirs, de la culture et de la vie communautaire, Karine Desrosiers, une participation comparable à celle des écoles est anticipée. « On pense avoir 60 % du nombre habituel. Et avec l’inscription à la semaine, ça va permettre à plus d’enfants de participer aux camps de jour. »

Le ratio est d’un moniteur pour cinq enfants de 5 à 6 ans, pour un groupe de sept de 7 à 8 ans ou pour dix jeunes de 9 à 12 ans.

Les inscriptions se feront en trois phases. Du 8 au 11 juin, les parents pourront inscrire leurs enfants de 5 à 10 ans pour un maximum de quatre semaines. La semaine suivante, les places disponibles seront encore attribuées à cette tranche d’âge. Finalement, à partir du 16 juin, il sera possible d’inscrire des jeunes de 5 à 12 ans selon les places disponibles.

Seuls des enfants de Rimouski, Saint-Valérien et Saint-Anaclet seront admis.

Un nouvel horaire entre en vigueur cet été pour permettre aux moniteurs d’avoir un groupe attitré pour toute la période des camps. Le service de garde est donc suspendu et les camps seront ouverts du lundi au jeudi de 8 h à 17 h et le vendredi de 8 h à midi.

Des mesures pour limiter la propagation

Afin d’assurer le respect des mesures d’hygiène et de distanciation physique, les activités se dérouleront principalement à l’extérieur. Les locaux et le matériel seront entièrement désinfectés.

« Au niveau de l’organisation des locaux, il y aura de l’affichage, et des flèches au sol pour que les enfants ne se croisent pas. Certaines activités seront retirées de la programmation, mais on a très confiance en la créativité de nos équipes. Un paquet d’activités peut être fait à l’extérieur qui respecte le deux mètres. »

Josianne Beaulieu, chef par intérim de la division vie communautaire

Si un employé devait présenter des symptômes, il sera renvoyé chez lui, puis passera un test. Un remplaçant formé tiré de la banque de candidatures sera attitré au groupe. La chef par intérim de la division vie communautaire explique que s’il s’agit d’un enfant, ce dernier sera isolé dans un local prévu à cet effet jusqu’à l’arrivée d’un parent. Il devra ensuite subir un test de dépistage afin de déterminer s’il pourra réintégrer le groupe ou non.

« Comme les locaux sont aménagés de manière à ce qu’aucun groupe ne se rencontre, il sera possible de retracer les déplacements et les personnes avec qui ils ont été en contact pour être en mesure de faire rapidement les démarches nécessaires et de limiter la propagation », assure Josianne Beaulieu.

Des camps coûteux pour la Ville

Le maire de Rimouski, Marc Parent, estime que le coût pour offrir la prestation par enfant a quadruplé par rapport à l’an dernier, s’établissant à 225 $. Cette hausse importante s’explique notamment par l’achat d’équipements de protection pour les employés et de produits désinfectants.

115 moniteurs ont été embauchés.

« Avec la diminution des ratios, on a besoin de plusieurs moniteurs pour opérer les camps de jour. On a tous nos employés présentement, d’anciens moniteurs sont de retour et on garde les CV parce qu’on n’est pas à l’abri d’incidents. »

Karine Desrosiers, directrice du Service des loisirs, de la culture et de la vie communautaire