Pascal Bérubé est déçu de la politique de type mur à mur

Pascal Berube

Le député de Matane-Matapédia est déçu de la décision du gouvernement Legault d'appliquer ses nouvelles consignes dans l'ensemble du Québec.

Pascal Bérubé croit que les efforts des gens des régions pour contrôler la pandémie ne sont pas vraiment reconnus.

Dans ce contexte, il comprend la frustration de plusieurs résidents du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de la Côte-Nord et de l'Abitibi.

« Je comprends mes concitoyens du Bas-Saint-Laurent et ceux des autres régions qui disent, ils avaient dit ça avant la conférence de presse que ça prenait une approche qui tenait compte des réalités régionales mais le gouvernement a voulu appliquer les mêmes mesures partout, ce n'était pas souhaitable mais c'est son choix et il devra vivre avec. » 

Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia

Le député proposait également des contrôles routier à l'entrée Ouest du Bas-Saint-Laurent, une option qui n'a pas été retenue par les autres élus lors d'une conférence téléphonique.

Il souhaite que les gouvernements fassent preuve d'une plus grande cohérence dans leurs décisons à venir. « C'est très difficile d'expliquer à des gens qui ne peuvent pas visiter leurs proches qui sont dans la même ville mais qui peuvent voir tous les proches qu'ils veulent en Floride. »

Réaction nuancée à Rimouski

Le maire de Rimouski, Marc Parent, réagit de manière plus nuancée aux nouvelles mesures imposées mercredi par Québec. Bien que la situation semble s’améliorer au Bas-Saint-Laurent et à Rimouski, le maire ne déplore pas que la région subisse un traitement identique aux autres territoires de la province, contrairement à certains élus. Il appelle plutôt à la solidarité.

« Au Bas-Saint-Laurent on est en train de reprendre le dessus sur la situation, mais le fait que c’est une ligne directrice pour la totalité du territoire québécois, je pense que cette ligne est plus facile à comprendre. On est tous dans le même bateau, on doit se serrer les coudes et on a espoir que, dès le 8 février, le Bas-Saint-Laurent pourra recommencer à avoir des activités beaucoup plus normales. »

Marc Parent, maire de Rimouski

Marc Parent, maire de Rimouski

Marc parent, maire de Rimouski

Il se réjouit également que le gouvernement Legault ait choisi de briser les possibilités de rassemblements en imposant un couvre-feu plutôt que de s’attaquer à l’éducation ou aux activités économiques. « Ils ont décidé de mettre l’accent sur l’aspect social. […] Je pense que c’était considéré comme le maillon faible les rencontres entre amis et entre les membres de famille de bulles différentes », souligne-t-il.

Marc Parent croit que la situation sera plus favorable qu’au printemps, puisque certains secteurs comme la construction pourront poursuivre leurs activités. Il salue les initiatives qui permettent aux commerçants locaux de réaliser certaines ventes par des cueillettes sur le trottoir.

Avec la collaboration de Maude Parent, journaliste Bell Média