Pêche à l'éperlan: un saison qui tarde à être lancée à Rimouski

Cabane de pêche sur la banquise.

La pêche à l’éperlan devra attendre à Rimouski. Décidément, les températures douces des dernières semaines n’ont pas contribué à la formation de la banquise.

L’Association des pêcheurs d’éperlans de la rivière Rimouski (APERR) anticipe une saison courte. Le président, Gaston Dionne, suppose que les cabanes ne pourront pas être installées avant le début du mois de février.

« La glace ne peut pas se former parce qu’il ne fait pas assez froid. L’eau salée sur le fleuve gèle à -7°, -8°, donc ça prend des froids en bas de -10° pour favoriser la formation de glace, alors on n’a pas de banquise. On a aussi des grandes marées cette semaine, ce qui fait qu’il y a beaucoup de courant alors on ne peut pas espérer avoir de la glace. Ça c’est en plus des risques de pluie en fin de semaine. »

Gaston Dionne, président de l’Association des pêcheurs d’éperlans de la rivière Rimouski

L’an dernier la saison de la pêche avait été lancée le 20 janvier sur la banquise de Rimouski, mais s’était terminée prématurément à la fin février. Habituellement les activités peuvent s’étirer environ jusqu’au 10 mars.

Le retour du froid attendu dès la semaine prochaine donne un peu d’espoir aux pêcheurs qui attendent avec impatience de pouvoir mettre leur ligne à l’eau. « Plusieurs vont à L’Isle-Verte pour satisfaire leur besoin de pêcher, la ressource est là, mais c’est plus plaisant pêcher proche de chez nous », souligne Gaston Dionne.

Le président de l’APERR indique que le poisson est présent en grande quantité. Il note une amélioration depuis les trois dernières années.

La pêche en zone rouge

Les mesures sanitaires en place n’auront pas d’impact important sur les activités, puisqu’un règlement de l’APERR mis en place bien avant la pandémie stipule que les pêcheurs doivent se tenir à 10 pieds les uns des autres pour éviter les conflits. La distanciation physique est donc déjà appliquée sur la banquise. « C’est pour éviter que quand ça mord à une place, un pêcheur vienne s’installer à côté d’un autre et nuise à sa pêche », explique M. Dionne.

Une seule personne par cabane sera cependant autorisée. Une exception s’applique pour les résidents d’une même adresse.

La capacité du poste d’accueil sera également réduite à une seule personne pour procéder à l’enregistrement. Les différentes mesures comme le lavage des mains et l’installation du plexiglas seront respectées.