Pénurie des travailleurs de la construction au Bas-Saint-Laurent-Gaspésie

Construction

Le domaine de la construction n'échappera pas à la pénurie de main-d'oeuvre au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

Dans les dix prochaines années, il manquera en moyenne plus d'une centaine de travailleurs par année.

Selon une analyse de l'Association de la construction du Québec (ACQ), certains métiers sont plus touchés que d'autres comme ferrailleur, grutier ou opérateur d'équipement lourd.

L'économiste de l'ACQ, Jean-Philippe Cliche, explique que la situation n'est pas aussi prononcée dans la région que dans les grands centres. « Il y a une marge de manœuvre, mais ça pourrait devenir problématique si rien n’est fait. »

Toutefois, les travailleurs du Bas-Saint-Laurent-Gaspésie sont plus souvent appelés à travailler dans d'autres régions. Pour chaque dix heures travaillées, huit heures sont effectuées dans la région et les deux autres ailleurs au Québec.

« Si un projet d’envergure démarre, soit sur la Côte-Nord ou dans les grands centres, la main-d’œuvre d’ici risque d’être appelée à contribuer aux efforts et ça pourrait créer des débalancements au niveau de l’offre et de la demande de main-d’œuvre dans la région. »

Jean-Philippe Cliche, économiste de l'ACQ

Selon l'ACQ, un virage technologique de grande envergure permettrait d'atténuer les effets de la pénurie de main-d'oeuvre en plus d'améliorer la productivité en chantier.