Procès de Patrick Chénard: la cour écoute l'interrogatoire

Palais de justice de Rimouski

Le procès du kinésiologue et massothérapeute rimouskois Patrick Chénard se poursuit, mardi, au palais de justice de Rimouski. La cour continue l'écoute de l'interrogatoire de l'accusé mené par un enquêteur de la Sûreté du Québec.

L'interrogatoire dure en tout 5h30. Patrick Chénard y affirme à nouveau ne pas comprendre ce qui se passe, alors que trois femmes ont porté plainte contre lui pour agression sexuelle. Selon lui, il avait beaucoup trop à perdre pour commettre de tels gestes.

Les trois plaignantes, qui ne se connaissent pas, ont affirmé aux enquêteurs avoir subi des attouchements similaires aux parties génitales et aux seins pendant un massage expérimental. Le massothérapeute se défend en indiquant que les clientes ont eu une mauvaise perception et ont possiblement confondu des mouvements de serviette pour ses mains.

L’une des présumées victimes raconte avoir quitté le bureau de Chénard en pleurant et en crise de panique. Une autre ajoute que l’homme lui a aussi fait des avances sexuelles dans un bar. Le policier rapporte qu l’une des plaignantes a mentionné que même son copain ne lui caressait pas les fesses comme Patrick Chénard.

Pendant l’interrogatoire, ce dernier admet qu’il s’agit de belles femmes, mais qu’il est heureux en couple. Il parle d’un complot et d’erreurs de perception. Il a également refusé le test du polygraphe, puisqu'il affirme ne pas croire en cette technologie.

Le kinésiologue rimouskois fait face à 11 chefs d'accusation d'agression sexuelle et à un chef d'exploitation sexuelle. L'identité des 11 présumées victimes est frappée d'un interdit de publication.

Le procès, qui se déroule devant un juge seul, se poursuit mardi après-midi. Le juge Jules Berthelot prévoit un procès d'une durée de trois semaines.

Avec la collaboration de Martin Brassard, journaliste Bell Média