Sylvain Leduc apporte des précisions sur duBreton

Le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, le Dr Sylvain Leduc

Le directeur de la Santé publique du Bas-St-Laurent apporte des précisions par rapport à l'usine Viandes duBreton.

Sylvain Leduc précise que la flambée de cas dans l'usine ne date pas de deux semaines.

Depuis quelque temps, la transmission s'est accélérée et les mesures mises en place ne suffisaient pas à diminuer la propagation.

La situation est également plus complexe à gérer qu'une éclosion dans une école.

Dans les écoles, il y a une option. C'est à dire, l'enseignement à distance. Évidemment on ne tarde pas parce qu'on peut l'offrir. On comprend que dans une usine de 500 travailleurs, c'est plus complexe. Si on devait fermer à chaque fois qu'il y a un début d'éclosion, toutes les entreprises auraient des difficultés impressionnantes.

Dr Sylvain Leduc, directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent

À ce jour, c'est 104 travailleurs qui ont contracté le virus, sans compter les infections dans les bulles familiales.

L'usine cesse ses fonctions pendant 10 jours.

Les employés contaminés pourront revenir au travail lorsqu'ils auront complété leurs quarantaines de 14 jours.

 

Le syndicat des travailleurs et travailleuses duBreton accueille avec un soulagement la fermeture de l'usine.

Les membres déplorent toutefois le fait que la décision est venue tardivement alors qu'une centaine d'employés ont été déclarés positifs.

Selon le président du Syndicat, Yannick Morin, la direction de Viandes duBreton et que la santé publique ont manquées de transparence.

C’est dommage, car tout ça aurait pu être évité, du moins en partie. L’employeur aurait dû faire preuve de transparence la semaine passée à propos de ce qui se passait réellement dans notre usine. Au lieu de ça, c’est sur Facebook que nous avons compris l’envergure de l’éclosion. La direction aurait dû fermer dimanche, comme on lui a demandé. Elle aura attendu à la dernière minute, sans se laisser de marge de manœuvre, comme à son habitude 

Frédéric Charron, représentant en santé et en sécurité au syndicat.

Selon lui, heureusement que le syndicat a fait pression, car les employeurs prévoyaient relancer l'abattage demain matin.