Traverse Matane-Côte-Nord: Il utilise son propre avion pour se rendre au travail

Tous les moyens sont bons pour atteindre l'autre rive du fleuve Saint-Laurent.

Tous les moyens sont bons pour atteindre l'autre rive du fleuve Saint-Laurent. Un Matapédien l'a très bien compris.

Billy Gauthier, un résident de Causapscal et passioné d'aviation, empruntait, jusqu'à tout récemment, la traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout pour se rendre à son travail.

Cependant, avec les nombreux déboires du navire F.-A.-Gauthier et de ses successeurs au cours de la dernière année, il utilise maintenant la voie des airs afin de traverser le fleuve.

Chaque semaine depuis les deux derniers mois, il fait l'aller-retour Causapscal-Pointe-Lebel à bord de son appareil, un Cessna 172, avec des collègues.

« Moins de casse-têtes. Je suis beaucoup plus en sécurité en avion qu’en bateau. »

Billy Gauthier

Les arrêts de service ne sont pas sans conséquences

L'employé d'ArcelorMittal admet que les annulations et retards de la liaison maritime ne sont pas sans conséquences pour les travailleurs.

« Tout le monde est tanné ici. Ça cause des maux tête. Certains pensent de changer de travail. »

Billy Gauthier

Billy doit maintenant remiser son avion pour l'hiver.

Il souhaite que la Société des traversiers du Québec (STQ) maintienne le service aérien entre la rive sud et la Côte-Nord, tant que le F.-A.- Gauthier ne sera pas de retour pour pallier les arrêts de service du Saaremaa 1.

Tous les moyens sont bons pour atteindre l'autre rive du fleuve Saint-Laurent.

Facebook/Billy Gauthier. | Billy Gauthier utilise maintenant la voie des airs pour traverser le fleuve.