Un trimestre d’automne transformé à l’UQAR

L'Université du Québec à Rimouski.

L’Université du Québec à Rimouski se prépare à vivre un trimestre bien particulier cet automne. L’établissement revoit ses manières de faire en offrant un enseignement à distance et en présentiel tout en s’assurant de respecter les mesures dictées par la santé publique.

« C’est un beau défi, lance le recteur de l’UQAR, Jean-Pierre Ouellet. C’est une transformation totale de notre offre de services. »

Le calendrier universitaire sera respecté et le même éventail de programmes s’offrira aux étudiants et étudiantes en plus de l’ajout de la maîtrise en travail social.

La plupart des cours seront donnés à distance, à l’exception de certaines formations pratiques qui nécessitent du travail en laboratoire ou des recherches sur le terrain. Le nombre de personnes à l’intérieur de l’établissement sera limité, le port du masque sera prescrit dans certaines situations et une série de mesures pour l’hygiène et la distanciation physique serviront à respecter les directives de la santé publique.

« La formation pratique est l’une des caractéristiques de l’UQAR. On va donc combiner les deux approches pour créer un environnement positif sur le plan de la formation. Il ne faut pas oublier que la formation à distance est également l’une des forces de notre université. »

Jean-Pierre Ouellet, recteur de l’UQAR

Chaque année, environ 1 000 étudiants et étudiantes bénéficient déjà de la formation à distance. Une équipe de technopédagogues travaille avec les enseignants, chargés de cours et membres du personnel qui sont moins familiers avec ces méthodes.

Jean-Pierre Ouellet, recteur de l'UQAR.

Jean-Pierre Ouellet, recteur de l'UQAR | Photo Maude Parent, journaliste Bell Média

L’université misera sur plusieurs approches afin de dynamiser la formation comme des séances formelles à distance, des lectures et des exercices pratiques. Jean-Pierre Ouellet n’écarte pas la possibilité de devoir faire des ajustements en cours de route. « On a déjà relancé les activités de recherches en laboratoire et sur le terrain. Ça nous permet d’avoir déjà un certain regard sur les protocoles et les directives strictes qu’on pourra par la suite transposer à la formation. »

Il estime que la proximité de la formation à distance permettra d’assurer un enseignement de qualité.

Baisse anticipée du nombre d’étudiants étrangers

La situation actuelle aura un impact important sur les étudiants étrangers, qui représentent 10 % des inscriptions à l’UQAR. L’université anticipe une baisse de la moitié de ce nombre d’effectifs. Avec les frontières internationales toujours fermées, les établissements partenaires prévoient ne pas envoyer d’étudiants en échange à l’université rimouskoise.

Sans mentionner de chiffres précis, le recteur estime que cette situation pourrait engendrer des pertes de quelques millions..

Globalement, 10 % moins d’élèves seront inscrits au trimestre d’automne. Selon Jean-Pierre Ouellet, les étudiants québécois seront toutefois au rendez-vous.

« C’est l’occasion pour eux de profiter du contexte inhabituel, alors que les emplois seront limités cet automne, pour faire des études universitaires et engraisser leur curriculum. »

Jean-Pierre Ouellet, recteur de l’UQAR