Une situation stable dans les hôpitaux du Bas-Saint-Laurent

Hôpital régional de Rimouski.

Malgré la hausse récente du nombre de personnes hospitalisées en raison de la COVID-19 dans la région, la situation n’est pas aussi alarmante dans les hôpitaux du Bas-Saint-Laurent, contrairement à ce que l’on peut voir dans d’autres régions de la province.

Le plus récent bilan du CISSS fait état d’une baisse des hospitalisations. 16 Bas-Laurentiens sont traités en lien avec le virus, dont 2 aux soins intensifs. 11 se situent à Rimouski et les 5 autres à Rivière-du-Loup.

« Ça ne veut pas nécessairement dire que la situation au niveau de la COVID a changé depuis 24 heures, prévient le PDG adjoint du CISSS, le Dr Jean-Christophe Carvalho. Ça veut dire qu’on a moins de patients hospitalisés pour la COVID aujourd’hui. Pour apprécier comme il faut le portrait, il faut le regarder sur plusieurs jours, voire de semaines en semaines. »

L’âge moyen des personnes qui doivent recevoir des soins est de 77 ans.

Les impacts de la vaccination jouent également un rôle important sur les hospitalisations. « Les gens sont moins malades, restent moins longtemps à l’hôpital », souligne le Dr Carvalho. Dans les vagues précédant la vaccination, le séjour des patients COVID était de 10 à 14 jours. Maintenant, il est de moins de 10 jours, observe le CISSS.

La durée du séjour à la baisse peut également s’expliquer par le fait que 30 à 40 % des usagers positifs étaient à l’hôpital pour d’autres raisons.

« Souvent, une personne entre à l’hôpital pour un diagnostic principal. Les gens qui ont un diagnostic de COVID ne sont pas tous à l’hôpital à cause de la COVID. On a eu, la semaine passée, une dame enceinte qui devait accoucher. Elle était positive, mais était à l’hôpital pour son accouchement. Elle a tout de même compté dans les statistiques. »

Dr Jean-Christophe Carvalho, PDG adjoint du CISSS du Bas-Saint-Laurent

Actuellement, un seul usager est non vacciné sur l’ensemble des hospitalisations. Cependant, le Dr Carvalho note que dans les 28 derniers jours, 40 % des personnes qui se retrouvaient aux soins intensifs n’étaient pas vaccinées.

Dr Jean-Christophe Carvalho, directeur des services professionnels du CISSS du Bas-Saint-Laurent.

Dr Jean-Christophe Carvalho, PDG adjoint du CISSS du Bas-Saint-Laurent

Le Bas-Saint-Laurent au niveau 3 de délestage

Bien que le Bas-Saint-Laurent soit relativement épargné au niveau du délestage, la situation ne doit pas être négligée. Une salle d’opération est fermée à Rivière-du-Loup et le bloc opératoire de Rimouski « roule au ralenti », d’après le PDG adjoint du CISSS.

Des chirurgies non urgentes, comme des chirurgies bariatriques ou des chirurgies orthopédiques ont dû être reportées.

Le CISSS se prépare néanmoins au niveau 4 de délestage s’il devait être atteint. À ce stade, la cible de 22 lits en zone chaude et de 4 lits de soins intensifs sera doublée.

Les hôpitaux d’Amqui et de Matane pourraient être appelés en renfort au besoin. « Pour atteindre la cible de 40 lits en courte durée, ça va impliquer de pouvoir garder éventuellement des cas de COVID à Matane, Amqui, Kamouraska et Témiscouata si on avait à aller là. »

La situation demeure plus enviable au Bas-Saint-Laurent qu’ailleurs dans la province. Le taux d’occupation global dans les hôpitaux est de 66 %, alors que la moyenne québécoise s’établit à 87 %.

254 travailleuses et travailleurs de la santé sont retirés de manière préventive ou parce qu’ils sont positifs au virus.