Vive opposition à la construction de la résidence pour ainés du groupe Fari

Plan du projet de résidence pour aînés du Groupe Fari.

Un groupe de citoyens du quartier Saint-Pie-X s'oppose fermement au projet de résidence pour personnes ainées du Groupe Fari sur la rue des Flandres.

Les opposants souhaitent que la Ville de Rimouski revoit l'emplacement de l'édifice de six étages comprenant 116 logements, 56 chambres et 84 stationnements.

Ils considèrent que ce projet majeur n’est pas compatible avec la vocation de ce quartier résidentiel. Les citoyens craignent notamment les impacts de la résidence du groupe Fari sur la circulation et la sécurité, l’environnement ainsi que l’évaluation foncière. « Je pense que c’est une belle place pour les personnes âgées pour ne pas les isoler au centre-ville, qu’ils fassent partie de la communauté, souligne le conseiller du district Simon St-Pierre. La présence de ces gens-là dans le quartier est positive, mais c’est l’ampleur du projet qui fait peur [aux citoyens]. »

Les habitants du quartier ne comprennent pas que Rimouski accepte la construction d’un édifice d’une hauteur similaire à celle de l’hôpital dans un secteur résidentiel. Selon les membres de ce groupe, plusieurs résidents avaient été informés, au moment de l’achat de leur propriété, qu’aucune construction n’était prévue dans cet espace vert. 

Les opposants déposeront dans les prochains jours une pétition demandant à la Ville de déplacer ce projet dans un secteur plus approprié. 

Des questions sans réponse

Le Groupe Fari devra répondre à de nombreuses préoccupations concernant son projet, selon le conseiller du district Saint-Pie-X. Selon Simon St-Pierre, plusieurs questions demeurent sans réponse, ce qui entraîne des craintes chez les citoyens qui habitent dans ce secteur résidentiel.

Il insiste sur le fait qu’il s’agit d’un beau projet qui répond à des besoins criants, mais précise avoir une oreille attentive envers les préoccupations des résidents de son district, notamment en ce qui a trait à la construction et à l’achalandage.

« Je me mets à leur place, parce que ça fait 10-15 ans que le quartier est continuellement en développement, donc en construction. Il y a toujours des projets résidentiels. Au niveau de la vitesse, il y a énormément de plaintes. Donc l’accumulation de tout ça avec le projet, ça amène beaucoup de peur et de crainte de la part des résidents, ce que je trouve normal. »

Simon St-Pierre, conseiller municipal du district Saint-Pie-X

Avec la collaboration de Maude Parent, journaliste Bell Média