Accès limité à des avocats pour les victimes de violence conjugale

Violence conjugale.

Alternative pour Elles de Rouyn-Noranda, comme une cinquantaine d'organismes communautaires en province, dénonce l'accès limité à des avocats spécialisés en violence conjugale.

Dans certaines régions, les femmes doivent se rabattre sur le téléphone ou encore parcourir des centaines de kilomètres pour être représentées par des agences de grands centres.

Par exemple, au Témiscamingue, alors que les listes d'attente sont très longues, il n'y a qu'un seul avocat de l'aide juridique de disponible à l'heure actuelle et à un certain moment, il n'y en avait pas du tout.

Le manque de spécialiste peut peser dans la balance lorsque vient le temps de dénoncer, admet la coordonnatrice de la maison d’hébergement Alternative pour Elles de Rouyn-Noranda.

« Ce n'est vraiment pas la faute des avocats. Les survivantes de violence conjugale finissent par choisir leurs batailles. Parfois, quand tu n'as pas accès à un avocat ou tu te fais remettre une liste de noms à Montréal, que tu essuies des refus lorsque tu fais des appels et que l'accès à la justice est difficile, ça se peut que tu finisses par baisser les bras et endurer en silence. »

- Cathy Allen, coordonnatrice de la maison d’hébergement Alternative pour Elles de Rouyn-Noranda

Toutefois, les solutions existent pour faciliter l'accès. Par exemple, l'organisme Juripop lance une formation de quatre jours adaptée aux réalités de la violence conjugale.

Par ailleurs, l'Abitibi-Témiscamingue se classe au deuxième rang parmi toutes les régions du Québec en matière de violence conjugale. Selon les données de la Sécurité publique datant de 2015, 409,3 infractions sont commises par 100 000 habitants. C'est la Côte-Nord qui trône tristement au sommet en province, avec 590,2 infractions par 100 000 habitants.

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