EXCLUSIF Ça ne fonctionne pas, les primes pour ramener les infirmières

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La tentative du gouvernement provincial de ramener des infirmières dans le réseau public grâce à des incitatifs financiers est un fiasco.

Québec offre jusqu'à 18 000$ pour ramener des bras du privé ou inciter des retraités à venir donner un coup de main à un réseau à bout de souffle.

Selon la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), seulement cinq personnes ont accepté cette offre jusqu'ici.  Ce sont toutes des infirmières à la retraite, signe que la main-d'oeuvre indépendante n'a aucun intérêt pour cette proposition.

Une vingtaine de personnes seraient en réflexion.

Le CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue affirme pour sa part que 66 personnes ont accepté de revenir jusqu'à maintenant.

«Il n'y a aucune agence qui a accepté de revenir, comme on avait prédit.  Les gens probablement allaient y aller avec l'argent, mais plus proche de leur domicile.  On n'a pas la donnée à l'heure actuelle, mais on sait que très peu d'intéressés répondent à l'appel.»

- Jean-Sébastien Blais, président régional de la FIQ

Pire, notre région devrait perdre 100 infirmières de plus la semaine prochaine, quand l'obligation d'être vaccinée entrera en vigueur.  Jean-Sébastien Blais :

«Il va y avoir un plan qui va être déposé, avec encore d'autres ruptures de services.  C'est impossible de maintenir les services ouverts avec tous les non-vaccinés qu'on va retirer.  Honnêtement, on a beaucoup d'inquiétudes pour la population à l'heure actuelle.»

Jean-Sébastien Blais veut que des mesures propres à l'Abitibi-Témiscamingue soient mises en places pour limiter le temps supplémentaire obligatoire et pour recruter.

Le CISSS régional diffusera la semaine prochaine les impacts qu'aura le retrait des employés qui n'ont pas reçu deux doses de vaccin avant le 15 octobre.

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