La cure de rajeunissement doit attendre

Agora des arts Rouyn-Noranda

L'histoire se répète pour l'Agora des arts de Rouyn-Noranda.

 

Parce qu'il y a une surchauffe dans le domaine de la construction, un autre effet de la pandémie, les travaux de rénovation, qui comprennent notamment le retrait de l'escalier extérieur et l'agrandissement de l'accueil, devront vraisemblablement attendre à 2021.

C'est le même phénomène qui a retardé la cure de rajeunissement de l'église Notre-Dame-de-Protection en 2019. Dans les derniers mois, les soumissions sont revenues 60% plus élevées que les budgets prévus.

La direction de l'Agora des arts a donc dû entamer un processus de majoration auprès des différents paliers gouvernementaux pour mener à bien ce projet d'abord évalué à 8 M$ et qui est maintenant chiffré à environ 14 M$. À ce jour, le gouvernement du Québec a accepté de rehausser l'enveloppe, mais la réponse d'Ottawa tarde.

« Lorsqu'on dit qu'il y a une surchauffe d'environ 60%, c'est clair que ça vient désorganiser totalement le plan financier que tu avais au départ. Je demeure très optimiste. On a eu la confirmation de Québec ce qui me rend heureux parce que ça vient mettre une validité sur l'ensemble du projet. Il reste maintenant un autre partenaire qui a une bonne oreille. Au pire, il y aurait un report. Je ne le souhaite pas parce que ça fait entre 12 et 15 ans qu'on travaille là-dessus. »

- Réal Beauchamp, directeur général de l'Agora des arts de Rouyn-Noranda

Audrey Folliot, Bell Média. Le directeur général de l'Agora des Arts, Réal Beauchamp.

Le fédéral a quelques semaines encore pour réfléchir, alors que la date butoir pour signer avec le plus bas soumissionnaire conforme est le 28 octobre. Si jamais aucune entente n'est conclue, le dossier serait de retour à la case départ avec le processus d'appels d'offres. Au moins, il ne tomberait pas à l'eau, estime Réal Beauchamp.

« À mon esprit, il y a des portes de sortie. C'est sûr que ça nous repousserait dans le temps. Plus on joue avec le temps, avec le marché et l'économie, pire c'est. Déjà, c'est un projet qui était beaucoup moins cher que ça au départ et on a vu les effets du temps. On essaye d'aboutir là, parce que c'est là qu'il faut que ça se passe. Non, jamais le projet ne tombera à l'eau. Jamais. »

- Réal Beauchamp

La direction fait appel aux entreprises du territoire afin qu'elles soumettent au bureau du ministre du Patrimoine canadien des lettres d'appui au projet et à l'Agora des arts.

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