La députée Suzanne Blais accusée par la FIQ

La FIQ manifeste à Amos

Le syndicat interprofessionnel en soins de santé de l'Abitibi-Témiscamingue demande la démission de la députée d'Abitibi-Ouest, la caquiste Suzanne Blais.

Dans une mise en scène théâtrale devant ses bureaux d'Amos, le syndicat lui a reproché de manquer d'intégrité, de tolérer le temps supplémentaire obligatoire et de ne rien faire pour diminuer le ratio patients-soignants.

Un jury improvisé a critiqué son absence dans les dossiers santé :

«Pour avoir omis de représenter adéquatement les professionnels en soins lors des travaux à l'Assemblée nationale, le jury déclare Mme Blais coupable.»

Le président du syndicat, Jean-Sébastien Blais, juge inacceptable que l'Abitibi-Témiscamingue compte pour le tiers de la main-d'oeuvre indépendante au Québec, ce qui coûte une fortune.

«Ça amène beaucoup de frustration dans les équipes de soins, parce que ce sont deux niveaux de conditions de travail différents.  La main-d'oeuvre indépendante n'a pas le même salaire et les horaires voulus.  Nous, on veut que nos membres aient de bonnes conditions de travail.  Ça va nous aider pour le recrutement.»

- Jean-Sébastien Blais

Ce qui irrite encore plus le syndicat, c'est que la députée est une ex-travailleuse du réseau de la santé à Amos.

«C'est extrêmement frustrant, sachant qu'elle a déjà travaillé dans le réseau comme infirmière auxiliaire.  En plus, ce matin, on a eu la chance de lui parler quand elle est arrivée au bureau.  Elle n'est même pas au courant de ce qui se passe en ce moment au CISSS et en recrutement.  Elle est complètement déconnectée de la réalité en région.»

- Jean-Sébastien Blais

Par courriel, Suzanne Blais affirme travailler pour attirer du personnel soignant dans notre région afin d'être encore plus en mesure d'offrir des soins sécuritaires à la population.

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