Les maisons pour victimes de violence ne veulent pas être oubliées

Violence conjugale ISTOCK lolostock

Les maisons pour femmes victimes de violence conjugale ne veulent pas être oubliées au prochain budget du gouvernement provincial.

Elles veulent que ce dernier améliore les conditions de travail afin de faciliter le recrutement et d'ajuster les services aux besoins actuels et aux nouveaux enjeux.

Par ailleurs, dans une lettre envoyée au premier ministre Legault, le regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale mentionne avoir des inquiétudes par rapport au déconfinement.

«C'est sûr qu'avec le déconfinement on va remarquer peut-être un peu plus de conséquences suite au confinement avec un conjoint violent. On va voir des femmes qui sont peut-être plus stressées, qui ont peur et qui sont moins en sécurité. Malheureusement, c'est sûr et certain qu'il va y avoir de plus en plus de conséquences lors du déconfinement.»

-Anne-Marie Boucher, intervenante à la maison Mikana

Plus tôt cette semaine, François Legault a lancé un appel à un dialogue d'homme à homme.

Propos qui rassure les maisons d'hébergements.

«Ça nous a rassurés que le premier ministre soit à l'écoute de ces femmes-là qui vivent de la violence conjugale. Il y a aussi les enfants qui sont témoins et qui reçoivent des conséquences. On est donc très rassuré que le gouvernement soit à l'écoute. Cependant, nous voulons quand même que le gouvernement soit à l'écoute des maisons d'hébergements pour le prochain budget.»

-Anne-Marie Boucher, intervenante à la maison Mikana

En 2020, neuf femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.

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