«On va tout faire pour que les enfants soient bien» - Une enseignante à Rouyn-Noranda

COVID-19

Bien des questions demeurent, à moins de deux semaines du retour en classe.

Les enseignants ont reçu certaines consignes ou suggestions, mais de faire respecter toutes les directives à des enfants, alors que des adultes en sont incapables, ça relève plus de l'utopie que du réalisable.

Info Énergie a parlé à une enseignante du primaire de Rouyn-Noranda, qui a préféré garder l'anonymat.

Selon elle, il est impossible d'effacer en un claquement de doigts la crainte qui a été implantée dans les dernières semaines.

Elle ajoute qu'une classe de 15 élèves, dans les locaux actuels, c'est un casse-tête :

«15, c'est si j'ai de la place pour mettre deux mètres de distance entre eux.  Ça se peut qu'au lieu de 15, j'ai de la place pour neuf dans ma classe.  Il n'y aura pas trop de circulation, l'enfant sera dans son deux mètres.  Les enfants ont le goût de voir leurs amis, mais ils vont les voir avec les yeux.  Pour le reste, il ne se passera pas grand-chose.  Ils ne pourront pas s'approcher ou se faire des accolades.»

L'enseignante a été questionnée à savoir ce qui pourrait être fait au niveau pédagogique en seulement quelques semaines :

«Il y a tellement de contraintes pour peu de temps que je pense que ça ne vaut pas vraiment pas la peine.  Surtout en mai, habituellement, ce sont les examens et la fin de la consolidation des apprentissages.  En juin c'est la même chose.»

L'enseignante accepte plus difficilement que le gouvernement rouvre les écoles soi-disant pour la santé mentale des enfants :

«Je vais y aller, je serai au front et je vais faire ma part comme d'autres métiers au Québec, mais j'aimerais que la vérité soit dite et qu'on soit bien informés aussi.»

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