Un pas de plus vers des sages-femmes en Abitibi-Témiscamingue

Baby feet

L'accès à un service de sages-femmes semble de plus en plus à portée de main en Abitibi-Témiscamingue.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) a reçu l'autorisation du ministère de la Santé pour l'embauche d'une chargée de projet.

Celle-ci, une sage-femme, aura le mandat d'analyser les besoins régionaux et d'émettre des recommandations quant aux services à développer.

Les communautés autochtones seront aussi prises en compte.

Le comité Objectif Sages-Femmes Abitibi-Témiscamingue travaille sur le dossier depuis 2015.

Une de ses membres, Sophie Richard-Ferderber, indique que le besoin était là.

« On était plusieurs femmes qui auraient souhaité accoucher avec des sages-femmes, même que certaines d'entre nous se sont exilées pour accoucher avec une sage-femme. On est une des trois régions où il n'y a pas de service offert encore, et le rôle de la chargée de projet, ça va être de voir comment on peut implanter ça chez nous. »

Elle ajoute que des sages-femmes originaires de la région ont manifesté leur désir de venir travailler dans la région.

Le CISSS est prêt à commencer dès l'embauche

Le poste de chargée de projet sera affiché sous peu, et le CISSS est prêt à débuter le travail dès qu'une personne sera embauchée.

C'est une excellente nouvelle, nous dit le directeur adjoint aux programmes Jeunesse au CISSS, Mario Racette.

« Ça concorde encore dans la vision de la transformation clinique qu'on est en train de faire, c'est pour augmenter l'accès à des services de première ligne. On sait que le service de sage-femme, ce sont des services de première ligne d'abord, donc c'est ce qu'on souhaite. »

Actuellement, les prévisions du ministère de la Santé estiment que 4,2 sages-femmes seraient suffisantes pour desservir la région.

Ce sera aussi à évaluer, conclut Mario Racette.

« Le ministère s'est déjà positionné. Ce qu'il ne dit pas, c'est qu'il y a peut-être des alternatives aussi qu'on peut envisager. Comment on va déployer ces 4,2 équivalents à temps complet là en région pour qu'on soit le plus efficace possible, c'est un peu le mandat de la chargée de projet. »