Une action collective contre l'Église touche la région

Me Justin Wee

Une poursuite au civil se dessine pour de présumées victimes de gestes sexuels de la part de prêtres en région.

L'action collective toucherait des gestes supposément commis entre les années '50 et '90 à Lac-Simon, Pikogan et Winneway, notamment, par la congrégation des Missionnaires oblats de Marie-Immaculée.

Déjà 150 personnes, des autochtones et des blancs, sont inscrites à l'action collective et l'avocat qui mène le dossier, Me Justin Wee, juge qu'il est temps pour les victimes de dénoncer :

«Il est temps de dénoncer les actes pour lesquels ils ont souffert pendant des années.  Il y a une opportunité maintenant.  Après un certain moment, il ne sera plus possible de réclamer quoi que ce soit auprès de la congrégation dont les membres les ont agressés sexuellement».

- Me Justin Wee

Des négociations sont en cours entre les avocats qui représentent les plaignants et la congrégation des Oblats pour en arriver à une entente financière avant qu'il n'y ait procès.

Selon Radio-Canada, déjà, en 1996, un prêtre du nom d'Edmond Brouillard a écopé d'une peine de prison de cinq ans pour le viol de six enfants dans des communautés chez nous.