Québec doit reconnaitre le travail des enseignants, insiste l'Abitibi-Témiscamingue


Les enseignants québécois ne sont pas suffisamment reconnus par leur gouvernement, dénonce de Syndicat de l'enseignement de la Jamésie et de l'Abitibi-Témiscamingue (Banque d'images | Envato)

Alors que se tient jusqu'au 11 février la Semaine des enseignantes et enseignants, le Syndicat de l'enseignement de la Jamésie et de l'Abitibi-Témiscamingue (SEJAT) demande plus de reconnaissance pour ses membres.

Témoin de l'effort que les professeurs déploient chaque jour, il estime que le gouvernement devrait souligner davantage le travail exceptionnel qu'ils font pour former le Québec de demain.

Le Syndicat dénonce que l'expertise pédagogique n'est pas reconnue par le gouvernement. Pour Yvan Dallaire, président du Syndicat de l'enseignement de la Jamémie et de l'Abitibi-Témiscamingue, le programme de Culture et citoyenneté québécoise qui va remplacer celui d'Éthique et culture religieuse est un exemple bien précis pour le démontrer.

«Dans quelques écoles au Québec, il y a une expérimentation qui se vit. Les profs sont unanimes. Il n'y a pas de matériels. Rien n'est prêt. L'implantation mur à mur devrait être reportée d'une année.»
- Yvan Dallaire, président du Syndicat de l'enseignement de la Jamémie et de l'Abitibi-Témiscamingue

Malheureusement pour le président du Syndicat et ses enseignants, le ministère de l'Éducation a quand même décidé d'aller de l'avant. Le programme serait implanté dès l'automne prochain.

Alors que la profession est aux prises avec une importante pénurie de personnel, Yvan Dallaire rêve d'un gouvernement qui va valoriser le métier sur plus d'une semaine.

Le Syndicat représente environ 3 500 membres en Abitibi-Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec.