Air Saguenay a mené sa dernière saison l'été dernier

Avions Beaver

L'entreprise Air Saguenay met en vente ses douze avions et ses dix bases aériennes dont celle de Saint-David-de-Falardeau, de Baie-Comeau et de Havre-Saint-Pierre. Le président Jean Tremblay indique que sa famille a mené sa 40e et dernière saison au cours de l'été dernier.

Ce dernier ne cache pas que l'écrasement d'un hydravion en juillet au Labrador, coûtant la vie à sept personnes, a précipité la fin des activités de l'entreprise qui fait présentement l'objet d'une poursuite de la part de la famille de l'une des victimes.

Le plus grand transporteur de brousse de la province comptait une cinquantaine d'employés pour le volet aviation et offrait son service à 40 pourvoiries, 400 villégiateurs, des communautés autochtones et des compagnies minières.

 

« Ça aurait été vraiment difficile pour la compagnie Air Saguenay de s'assurer dans le futur. Si on avait trouvé un assureur, ça aurait été un minimum de 200 % d'augmentation. Malheureusement, Air Saguenay n'est plus assurable. C'est vraiment une décision d'affaires, mais c'n’est pas parce que c'n’est pas un beau domaine. Je mets aussi ma pourvoirie en péril parce que je me  retrouve sans transport aérien. » - Jean Tremblay, président.​

 

 

D'autres difficultées

Ce n'est pas la première fois qu'un appareil d'Air Saguenay était au centre d'une tragédie. En août 2015 aux Bergeronnes, le pilote d'un hydravion est décédé avec les cinq touristes français qu'il transportait. Le BST avait alors recommandé l'installation obligatoire d'un système d'avertissement de décrochage pour tous les hydravions de type Beaver en exploitation commerciale. Dans ce cas, le pilote volait à trop basse altitude.

Le transporteur de brousse compose également avec des difficultés financières depuis 2018 en raison de la fin de la chasse sportive au caribou. L'activité représentait plus du tiers de ses revenus. Air Saguenay propose en plus des voyages de pêche et de chasse des vols touristiques pour découvrir le Saguenay et la région de Tadoussac.

 

En entrevue, Jean Tremblay nous a expliqué qu'il croit que l'entreprise ne sera pas vendue en un seul morceau. Il espère par ailleurs que le gouvernement comprendra l'importance du service.