Audiences du BAPE : pas encore de date pour GNL Québec

Philippe Bourke BAPE

Le président du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), Philippe Bourke, était de passage au Cercle de presse du Saguenay ce matin pour répondre aux questions concernant son mandat. Il n'a toutefois pas mentionné à quel moment la commission sur le projet gazier de GNL Québec débutera dans la région, se limitant à répondre que l'annonce est imminente.

Philippe Bourke a tenu à rappeler que la commission d'analyse est complètement indépendante. Elle reçoit un mandat du ministre de l'Environnement selon ce qui est prescrit par la loi. Dans ce cas-ci, plusieurs citoyens et scientifiques sont déçus que le projet soit scindé en deux, d'un côté l'oléoduc et de l'autre le terminal gazier, ce à quoi M. Bourke répond que la loi est ainsi faite. :

 

« Le ministre se plie à la loi. C'est arrivé dans d'autres projets aussi ce genre de subdivisions. Ce n'est pas notre décision, mais la commission peut le spécifier que ça pourrait être fait autrement. Donc le ministre n'a pas le pouvoir de nommer les commissaires. C'est moi qui ai ce pouvoir-là. Il ne peut pas me dire ça serait l'fun qu'un tel y soit. Il y a une grande séparation des pouvoirs. C'est un processus rigoureux et on s'assure qu'il n'y a aucune apparence de conflit d'intérêts. »

 

Une fois les audiences publiques tenues et le rapport déposé, la décision finale concernant le projet reviendra cependant au gouvernement. Le président du BAPE tient à préciser que les commissaires doivent analyser trois aspects : économique, écologique et social. :

 

« Lorsqu'on analyse un projet de cette envergure qui va avoir des implications sociales dans une région et qu'on veut appliquer les principes d'une saine gouvernance, c'est indissociable de regarder tous les aspects. L'environnement c'est pas mal plus que juste l'écologie et la nature. »

 

À écouter : Le président du BAPE nous explique que les audiences de la commission d'enquête se déroulent en deux parties.