Boycott de Facebook: Saguenay emboîte le pas

Clavier ISTOCK BRIANAJACKSON

La mairesse de Saguenay et son cabinet boycottent à leur tour Facebook en suspendant tous leurs placements publicitaire sur le réseau social. La Ville emboîte ainsi le pas au gouvernement du Québec, d'autres villes du Québec, Desjardins, Coca-Cola et Starbuck, notamment.

Il s'agit d'un mouvement mondial lancé à la fin du mois de juin par des associations américaines de défense des droits civiques pour que Facebook empêche les messages haineux, racistes et discriminatoires sur sa plateforme. Au moins un millier d'entreprises, dont des grandes marques, ont rejoint ce mouvement appelé #stophateforprofit.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les députés du Bloc québécois Mario Simard et Alexis Brunelle-Duceppe ont aussi cessé leurs placements publicitaires.

Rencontre avec les patrons de Facebook

Hier, une rencontre entre les quatre associations à l'origine du mouvement et les patrons de Facebook avait lieu. Elles seraient sorties déçues de cette réunion puisque selon elles, Facebook n'aurait pris aucun engagement concret pour lutter contre le contenu haineux. Les associations ont émis une dizaine de recommandations, notamment la création d'équipes d'experts du harcèlement en ligne. Elles réclament aussi que tous les groupes portant sur la désinformation ou le racisme soient suprimés.

À la suite de la diffusion de cet article, un porte-parole de Facebook a tenu à préciser que des milliards de dollars sont investis chaque année pour assurer la sécurité des utilisateurs. L'entreprise se dit ouverte à un audit sur les droits civils et affirme avoir banni 250 organisations suprémacistes blanches de Facebook et Instragram. Un système d'intelligence artificielle permet à Facebook de traiter 90 % des discours haineux avant qu'ils ne soient signalés. Le réseau social reconnaît toutefois qu'il y a encore du travail à faire.

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