C'est la fin pour les commissions scolaires

Roberge

Le gouvernement de la CAQ fête sa première année au pouvoir en déposant son projet de loi sur l'abolition des 72 commissions scolaires du Québec, l'une de ses plus importantes promesses électorales.

Pour l'instant, il n'y aura aucun impact dans les écoles puisque le mandat des commissions scolaires se terminera le 29 février prochain. Elles deviendront ensuite des centres de services. Les conseils des commissaires seront pour leur part remplacés par des conseils d'administration formés à 50 % par des parents qui auront alors un rôle plus important à jouer, selon le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge.

Avec l'abolition des 677 postes de commissaires scolaires, il prévoit économiser 45 millions de dollars sur 4 ans et ainsi répondre à une demande répétée des contribuables québécois. Le ministre Roberge assure que l'argent économisé sera entièrement réinvesti pour la réussite scolaire des enfants.

 

« Les parties de golf et les rencontres d'information dans le Sud pour les commissaires scolaires, c'est terminé. » - Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation

 

Inquiétudes et désapprobation

Cette décision créée beaucoup d'inquiétude à la Fédération des commissions scolaires qui craint que dans les milieux plus dynamiques, l'éducation soit de meilleure qualité.

 

« C'est impossible que de Québec, on sache ce qui se passe dans 3000 écoles. Alors on va laisser les écoles se développer comme elles le veulent, et ça va créer une énorme distinction entre les établissements. » - Alain Fortier, président de la FCSQ.

 

Autre inquiétude, le ministre de l'Éducation aura plus de pouvoirs pour intervenir dans les orientations des conseils d'administration.

 

« Je m'excuse, mais le ministre Roberge ne connaît pas le milieu. Comment il va pouvoir savoir qu'en région, nous avons tel besoin pour telle école ? Je n'y crois pas. Et je ne sais pas où il pense faire une si grande économie. Ce qui ne fonctionne pas c'est le mode d'élection. Si on avait le vote électronique ou plus de budget pour les campagnes électorales. Ce sont ces choses-là qu'il fallait regarder. » - Roxanne Thibeault, présidente de la Commission scolaire Lac-Saint-Jean.