CORONAVIRUS: Une Chicoutimienne née en Chine victime de racisme

Léonie Bergeron

Une Chicoutimienne née en Chine souhaite sensibiliser la population face au racisme qu'elle a vécu en lien avec le coronavirus. Léonie Bergeron a été adoptée, mais vit au Québec depuis plus de 20 ans.

Dans les derniers jours, elle s'est fait insulter par des inconnus sur son pays d'origine puisque le virus provient de la Chine. Elle se dit ouverte à répondre aux interrogations par rapport à son ethnie, mais certaines personnes ont tout simplement dépassé les bornes.

Des clients se sont entre autres éloignés d'elle à plusieurs reprises dans des restaurants. Un autre a refusé d'être servi par elle sur son lieu de travail si elle ne portait pas des gants.

Léonie Bergeron raconte aussi que lors d'un rendez-vous à l'hôpital, un individu l'a apostrophée pour lui demander de «retourner vivre dans son pays» pour éviter de tuer des gens. Elle explique même avoir craint pour sa sécurité en sortant de l'épicerie, sur le stationnement.

«La personne m'a fait signe de passer, j'ai donc passé, mais finalement la personne a pesé sur l'accélérateur. J'ai couru, je suis tombée et la personne a baissé sa fenêtre et m'a traitée d'importée et m'a dit de retourner dans mon pays pour ne pas contaminer tout le monde».

Léonie Bergeron a partagé ce qu'elle a vécu sur sa page Facebook. Son statut a été partagé à des centaines de reprises. Elle espère ainsi que son message sera entendu.

«Ce n'est pas parce que je suis Chinoise que j'ai ça dans mes gènes. Une personne qui est partie en voyage, mais qui a des traits québécois, peut être plus contaminante que moi je peux l'être, mais on ne la jugera pas parce qu'elle a des traits québécois».

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