Démissions à l'hôpital de Roberval : 17 infirmières ont quitté depuis décembre

Hôpital de Roberval

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) confirme que six infirmières de l'hôpital de Roberval, au Lac-Saint-Jean, ont remis leur démission au cours des derniers jours et que d'autres sont en réflexion.

Depuis le mois de décembre, ce sont 17 professionnelles qui ont quitté le bateau, précise la présidente par intérim du syndicat, Julie Boivin. Leur départ sera difficile à combler, d'autant plus que ces infirmières cumulaient une dizaine d'années d'ancienneté.

« On le voit le résultat. Aujourd'hui, on se parle et les soins intensifs sont fermés parce qu'il n'y a pas assez de personnel pour les faire virer. Ils ont aussi fermé des lits en chirurgie et en gériatrie active. » - Julie Boivin, présidente par intérim de la FIQ

Les infirmières démissionnaires se disent épuisées et ciblent principalement le temps supplémentaire obligatoire, et la majorité a décidé de se tourner vers la pratique dans le privé. Julie Boivin explique que les derniers mois ont été pénibles, mais que les conditions de travail se sont dégradées au fil des ans, en fait, elle note la réforme Barrette en 2015.

« Avant la réforme Barrette, l'hôpital de Roberval avait des belles conditions de travail. C'était une gestion humaine. La réforme a tué ce milieu-là et à Dolbeau aussi. »

Au mois de juin, une crise semblable est survenue à l'hôpital de Chicoutimi alors que 7 infirmières ont démissionné aux soins intensifs, ce qui a eu un effet sur plusieurs départements. La situation était critique au point où la direction du CIUSSS demandait aux gens de ne pas se présenter à l'urgence.

Christian Dubé implore les infirmières de rester

Le ministre de la Santé demande aux infirmières épuisées de rester dans le réseau parce que la situation va s'améliorer.

Appelé à commenter ces départs, Christian Dubé croit que la mise en application de la nouvelle convention collective aura des impacts positifs. Il ajoute qu'il finalise quelque chose « de concret et costaud » pour attirer plus de gens dans le réseau.

« Je vous dirais qu'on est à un moment charnière parce qu'on finit les vacances et on est en train de discuter avec la FIQ pour voir comment on peut attirer des gens à rester chez nous et à revenir chez nous. »

 

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En collaboration avec Janie Pelletier

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