Des écoles non adaptées aux enfants à mobilité réduite, dont celle de La Doré

Enfant à mobilité réduite

Une mère de La Doré, au Lac-Saint-Jean, dont la fillette est atteinte de paralysie cérébrale entreprend des démarches pour que l'école primaire de la municipalité soit adaptée aux personnes à mobilité réduite. Karolane Therrien est consciente que le défi est grand : il faudra investir pour construire un ascenseur ou installer un lève-personne puisque sa fille n'est pas en mesure de prendre les escaliers avec sa marchette ou son fauteuil roulant.

La petite famille de bientôt cinq enfants s'est installée à La Doré il y a quatre ans pour la qualité de vie. La maison est entièrement adaptée pour la deuxième enfant qui doit débuter la maternelle en septembre 2020. Pour les parents, c'est tout à fait normal que l'ensemble de la fratrie fréquente le même établissement, mais malheureusement, l'école primaire Maria-Goretti compte plusieurs escaliers et aucun ascenseur.

Au-delà de la problématique vécue par sa fille, la maman pense aux autres enfants dans une situation semblable qui ont dû se résoudre à aller dans une autre école à Saint-Félicien ou même à Dolbeau-Mistassini, où un établissement est construit sur un seul étage, et ainsi faire de longues minutes de voiture chaque jour, ou aux familles qui ont carrément été contraintes de déménager.

La Doré, Saint-Félicien et Dolbeau-Mistassini, Googlemaps

 

 

« On m'a raconté que l'an dernier, une famille est partie de La Doré en raison de ça. Je pense qu'on souhaite tous en tant que parent que notre enfant soit traité de façon égale et qu'il puisse avoir accès à tous les établissements, peu importe sa condition. C'est un investissement à long terme, un enfant passe quand même sept ans dans son école primaire. Je trouve que ça vaut vraiment la peine de se pencher sur la question. Même un parent à mobilité réduite ne peut pas accéder à l'école de son enfant. » - Karolane Therrien

 

 

Karolane Therrien doit rencontrer le directeur de l'école Maria-Goretti et elle dit avoir l'appui du maire de La Doré. La citoyenne croit qu'une solution pourrait exister, par exemple, une subvention ou un programme gouvernemental qui pourrait permettre aux écoles de faire des travaux pour accuellir les personnes à mobilité réduite.