Incertitude pour les organisateurs de festivals de la région

festival

Il est difficile de prévoir si nous pourrons nous rassembler dans une foule cet été, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Une incertitude qui cause des maux de tête aux organisateurs de festivals, qui doivent prévoir des événements sans connaître la capacité maximale de personnes qui sera autorisée par le gouvernement.

À Festivalma, différents scénarios sont sur la table, dont un hybride entre le présentiel et le virtuel, souligne la directrice générale Janie Maltais. La programmation de l'an dernier a été reportée à cet été, mais Janie Maltais serait étonnée que le site soit utilisé à sa pleine capacité, soit 8000 personnes.

«Il faut quand même être réaliste dans tout ça. Selon le nombre permis, on va s'ajuster. Avec notre site, il y a moyen de respecter la distance, il y a possibilité aussi d'installer du matériel pour permettre que chacun soit dans sa bulle familiale».

À Saguenay, les artistes sont déjà tous signés pour le Festival des Bières du Monde de Saguenay. Le promoteur, Robert Hakim, est confiant pour cet été. Il s'attend à avoir des éclaircissements de la part de la santé publique d'ici la mi-avril.

«Je suis très positif pour cet été, surtout pour notre région. Je comprends qu'on parle de variants, mais c'est encore à Montréal que ça se passe. À quelque part, si on n'a pas de cas, c'est parce qu'on a bien travaillé et que la population a bien fait ça, alors on mérite d'avoir des événements cet été».

De son côté, Jonquière en musique pouvait accueillir jusqu'à 4000 personnes avant la pandémie. Un architecte évalue présentement quelle serait la capacité d'accueil si les festivaliers se tiennent à deux mètres de distance.

«Est-ce qu'on pourra produire avec 250 personnes, 500 ou 1000? Tout dépendra de la santé publique». - Alain Tremblay, directeur général de Jonquière en musique

Festival d'été de Québec

À Québec, le maire Régis Labeaume s'est déjà résigné à devoir se passer d'un deuxième Festival d'été pour une deuxième année consécutive. Il serait étonné que le gouvernement autorise les rassemblements de plus de 250 personnes. Le promoteur Robert Hakim ne partage pas son avis.

«J'ai été surpris de la déclaration de Régis Labeaume. C'est sûr qu'à Québec les événements sont plus gros, c'est plus compliqué certainement. De notre côté, on est plus positifs».

Inscrivez-vous

Offres exclusives et promotions!