L'état de la chaussée s'améliore à Saguenay

Rue Racine

Saguenay a réussi son pari de faire des travaux sur 40 kilomètres de route cette année, malgré la saga entourant le prix de l'asphalte.

Au printemps dernier, le coût des soumissions a explosé, faisant en sorte que la ville avait dû revoir à la baisse son objectif à 30,6 km pour 18 millions $. Or, le service des travaux publics a réussi pendant l'année à dégager un surplus de 1 million $, ce qui a permis de faire des corrections sur 14,5 kilomètres, dont le boulevard du Royaume.

Alors que les travaux de réfection nécessitent un chantier routier majeur, ceux de correction consistent plutôt à épandre une couche d'asphalte pour effacer les ornières et les fissures. Des travaux qui limiteront le nombre de nids de poule au printemps prochain, ajoute la mairesse Josée Néron. :

 

« Chaque année, ça [les nids de poule] mobilisait des équipes pendant tout le printemps. Ils se sont dit, on va régler ça et s'assurer que pendant l'hiver se soit sécuritaire pour le déneigement puis au printemps, on va arrêter d'y aller semaine après semaine. »

 

Le président de la Commission des travaux publics, Michel Tremblay, souligne que 67 % des routes sont en bon état à Saguenay. Le pourcentage baisse à 58 % pour les artères et grimpe à 70 % dans les rangs, chemins et rues locales. Un résultat mieux que la moyenne québécoise. :

« C'est sur que les experts sur Facebook, on en a des millions là qui ont fait de l'asphalte toute leur vie, ils vont dire que l'asphalte n’est pas correct pis qu'on aurait du faire ça ou ça. Mais je trouve qu'on a fait un bon travail et je suis bien content ».

 

Un nouvel outil de travail

Le service du génie à Saguenay a un nouvel outil de travail pour avoir un bilan en temps réel de l'état des 1 166 kilomètres de route. La base de données permet de connaître tous les endroits qui ont besoin de travaux autant sur la chaussée que sous celle-ci. L'objectif est toujours de diminuer la proportion de routes en mauvais ou en très mauvais état. 

Selon les données de la ville, il faut faire au moins 27 kilomètres de travaux par année pour le maintien des actifs.