Mobilisation régionale : il faut vendre notre aluminium vert

Mobilisation

Les élus du Saguenay-Lac-Saint-Jean comptent déployer une stratégie pour mieux vendre notre aluminium vert. La mobilisation pour sauver l'industrie prend de l'ampleur, une quarantaine de représentants syndicaux, d'élus et de gens d'affaires se sont réunis à Alma jeudi avant-midi.

Les représentants syndicaux ont commencé par interpeller une fois de plus le gouvernement Trudeau pour lui demander de ne pas signer le nouvel accord avec le Mexique et les États-Unis. Le représentant des Métallos d'Alma, Sylvain Maltais, a été le premier à prendre la parole pour dénoncer la brèche qui va permettre au Mexique d'acheter du métal chinois et de le faire fondre chez lui pour qu'il soit conforme aux règles du traité.

Alain Gagnon du SNEAA a renchéri que les travailleurs ne veulent pas de mesures compensatoires, mais plutôt un véritable appui d'Ottawa. Ils ont aussi pointé du doigt les grandes entreprises qui sont muettes depuis une semaine.

Le représentant des travailleurs de l'usine de Bécancour, Eric Drolet, était aussi de la partie pour expliquer que le problème est provincial et que les répercussions ont été immédiates. :

 

« Il y a un client que normalement on approvisionnait en billettes au Mexique, ben il ne les prendra plus nos billettes parce qu'il va s'approvisionner à l'extérieur. Les effets sont déjà là. »

 

Stratégie de vente

À la suite des représentants syndicaux, des élus du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont pris la parole pour expliquer qu'ils iront cogner aux portes pour mieux vendre l'aluminium «vert» produit chez nous.

Le maire d'Alma, Marc Asselin, la mairesse Josée Néron tout comme le député péquiste Sylvain Gaudreault et les deux élus du Bloc Québécois croient qu'il faut saisir la balle au bond pendant qu'on parle d'urgence climatique à la grandeur de la planète.

 

« Il va falloir se trouver une tribune et aller voir ceux qui ont l'argent, par exemple, les fonds d'investissement, les grands fonds de régimes de retraite, c'est avec eux qu'il faut négocier pour qu'ils aillent voir Rio Tinto et faire de la pression en demandant un aluminium vert pour avoir du rendement dans le futur. » - Sylvain Gaudreault

 

 

« J'espère que les groupes environnementaux vont se lever et qu'ils vont  inviter des clients à refuser d'acheter les autres produits d'aluminium  pour démontrer qu'ils sont soucieux du développement durable et de l'environnement. » - Josée Néron