Nouveaux tarifs sur les meubles chinois et vietnamiens

Meubles Gilles Emond

À l'aube de la période des déménagements, les détaillants de meubles doivent composer avec de nouveaux tarifs imposés aux entreprises chinoises et vietnamiennes. La facture ne sera pas refilée au consommateur, mais la marge de profit du détaillant sur ces meubles va fondre.

Pour punir ces pays soupçonnés de pratiques commerciales déloyales, Ottawa impose depuis le 5 mai une surtaxe qui atteint jusqu'à 300 % sur les fauteuils et sofas en cuir et avec des mécanismes d'inclinaison.

Chez Meubles Gilles Emond, le président François Emond, voit toutefois la situation d'un bon oeil pour les fabricants québécois et canadiens.

«On a perdu au-delà de 50 % des compagnies qui étaient là il y a 10 ans. Actuellement, ce que je trouve intéressant par rapport au gouvernement libéral, c'est qu'il va protéger l'industrie manufacturière canadienne et québécoise. On se serait ramassé probablement avec certains gros joueurs, mais on aurait perdu beaucoup de diversité.»

Par ailleurs, certains meubles ou électroménagers sont encore difficiles à obtenir en raison de la pandémie. Cela dépend de la compagnie, indique François Emond. L'entreprise Samsung, par exemple, est bien préparée pour faire face à une pénurie, mais d'autres ont plus de difficulté à s'approvisionner.

François Emond recommande aux consommateurs de prendre de l'avance.

«C'est toujours idéal de prévoir, parce qu'on n'est pas dans une période normale en raison de la pandémie, tout est chambardé par rapport au transport et aux matières premières.»

Avec la collaboration de Carolyne Labrie

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