Palais de justice de Chicoutimi: elle quitte en plein contre-interrogatoire

Palais de justice de Chicoutimi

Subir un contre-interrogatoire est un excercice difficile pour plusieurs témoins. Ça été le cas pour la principale plaignante de l'ex-militaire Jason Roy-Lagacé hier, au palais de justice de Chicoutimi. L'homme âgé dans la trentaine subit son procès cette semaine pour des gestes à caractère sexuels commis entre 2010 et 2016.

La plaignante répondait à des questions de plus en plus pointues de l'avocat de la défense, Me Charles Cantin, lorsque le juge a suspendu le contre-interrogatoire pour quelques minutes. Toutefois, elle n'a jamais voulu revenir à la barre des témoins après avoir discuté avec la procureure de la Couronne, Me Karen Inkel.

La présumée victime venait pourtant de raconter qu'elle avait subi des relations sexuelles complètes et violentes. Quatre accusations qui pesaient contre l'ex-militaire ont ainsi été retirées, dont la plus grave, celle d'agression sexuelle causant des lésions. Me Cantin a mentionné aux médias présents au palais de justice qu'il est rare qu'une telle situation survienne.

Deux autres présumées victimes l'accusent tout de même de harcèlement criminel, agressions sexuelles et méfait. Le témoignage de Jason Roy-Lagacé est prévu aujourd'hui.