Pas de temps pour les inspections préventives au MAPAQ et à la CNESST

Un chef d'équipe rencontre ses employés.

Le nombre d'inspecteurs qui oeuvrent pour les différents ministères provinciaux a chuté drastiquement dans les cinq dernières années au Saguenay-Lac-Saint-Jean, si bien qu'il n'y a pratiquement plus de visites effectuées sur le terrain, faute de personnel et de temps.

À la CNESST, pour les normes du travail, ils sont passés de 6 à 2, au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) de 10 à 8 et à au ministère de l'Environnement de 19 à 17, selon une étude effectuée par le Syndicat de la fonction publique du Québec.

Pire encore, il n'y a plus d'inspecteur pour les services de garde ainsi qu'à la SQ pour tout ce qui concerne les armes à feu, ajoute la présidente du syndicat, Brigitte Claveau. : 

 

« L'inspecteur pour les armes à feu allait par exemple dans les clubs de tir pour informer les gens, les rencontrer et aussi faire des vérifications. Maintenant, plus personne ne fait ça. Aux normes du travail, plus personne ne sort du bureau pour aller donner de la formation par exemple dans les entreprises quand il y a des changements à la loi. Avant, ils faisaient des inspections préventives dans les entreprises, maintenant ils le font par téléphone. »

 

Au ministère de l'Environnement, les inspecteurs ont mentionné qu'ils ont à peine le temps de faire le suivi des plaintes et ils se désolent de ne plus pouvoir effectuer de visites pour inspecter les différents lieux. :

 

« Dans le fond, c'est aux inspecteurs de faire respecter la loi, ce sont un peu les chiens de garde, mais là on met en danger la population parce qu'on réagit aux événements plutôt que d'être préventif pour éviter des catastrophes comme des déversements. »

 

L'étude révèle également qu'à certains moments, les inspecteurs qui se présentent seuls dans un endroit aimeraient pouvoir être en équipe puisqu'ils se disent victimes d'intimidation et même de violence. En rendant publics les résultats, le syndicat espère enclencher une discussion avec les différentes directions des ministères.