Peu de réponses sur le meurtre de Marylène Lévesque

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Les agents de libération conditionnelle qui avaient le tueur de Marylène Lévesque sous leur responsabilité n'ont plus de dossier à leur charge.

Ils sont mis à l'écart en attendant la fin de l'enquête interne, selon ce qui a été avancé à l'ouverture aujourd'hui de l'audience du Comité permanent de la sécurité publique qui se penche sur le contexte entourant le meurtre du 22 janvier à Québec.

Les responsables de la Commission des libérations conditionnelles et de Services correctionnels Canada sont demeurés très vagues devant la salve de questions des élus cet avant-midi, sous prétexte que des enquêtes sont toujours en cours.

On a néanmoins été en mesure d'apprendre que Service correctionnel Canada a ordonné un examen complet de toutes les stratégies communautaires à la grandeur du pays afin d'éviter qu'un autre délinquant puisse avoir accès à des services sexuels pendant son processus de réintégration dans la société.

Rappelons qu' Eustachio Gallese profitait d'une semi-liberté depuis 10 mois au moment où il a commis son crime. Il bénéficiait d'une stratégie qui lui permettait de payer des femmes pour assouvir ses désirs sexuels. La Commission des libérations a ordonné l'annulation de ce privilège lorsqu'elle a été avisée en septembre. 

La victime travaillait d'ailleurs pour un salon de massage érotique où elle a rencontré son assassin. La jeune femme de 22 ans a ensuite accepté de le revoir à quelques reprises dans des hôtels. 

Eustachio Gallese a décidé de plaider coupable à une accusation de meurtre au premier degré le mois dernier. Il retourne donc en prison pour 25 ans, après avoir purgé 15 ans pour le meurtre de sa conjointe en 2004.

L'audience parlementaire doit se poursuivre pendant cinq autres jours à Ottawa.