Plusieurs conseils municipaux réélus sans campagne électorale

Fauteuils vides dans une salle de conseil

Vous ne verrez pas d'affiches électorales dans sept municipalités de la région alors que l'ensemble du conseil de ville a été élu par acclamation. C'est le cas à Métabetchouan-Lac-à-La-Croix où le maire André Fortin et les six conseillers municipaux n'avaient aucun adversaire.

Si le maire réélu voit cela d'un bon œil puisqu'il n'y aura pas de pause pour le travail et l'évolution des dossiers, il trouve tout de même que la démocratie en prend pour son rhume. André Fortin tient à préciser que deux nouveaux élus seront assis autour de la table : Hervey Tremblay et Patricia Labonté.

« C'est certain qu'une campagne électorale c'est sain pour une organisation et c'est démocratique. Ça permet de sortir les idées et ça provoque des réflexions. Mais en même temps, j'ai beaucoup de commentaires de la population qui me dit qu'on n’avait pas de chicane au conseil même si on a de bonnes discussions et que les gens sont satisfaits. » - André Fortin, maire réélu à Métabetchouan-Lac-à-La-Croix

André Fortin croit que la situation sanitaire a assurément découragé plusieurs personnes à se lancer dans une campagne électorale. Lui-même se demandait comment il pourrait entrer en contact avec les citoyens et faire du porte-à-porte.

Municipalités où le conseil de ville est élu par acclamation : Métabetchouan-Lac-à-La-Croix, Girardville, Petit-Saguenay, Lamarche, Péribonka, Saint-Edmond-les-Plaines et Sainte-Monique.

Près de la moitié des maires déjà élus

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, 20 des 49 maires ont été élus par acclamation, dont celui de Dolbeau-Mistassini, André Guy. Il succède ainsi à Pascal Cloutier, qui après un mandat, a fait le choix de ne pas se représenter pour gouverner la troisième plus grande ville de la région.

Ajoutons que dans 244 villes ou municipalités de la province, il n'y aura pas d'élections municipales le 7 novembre prochain.

Lorraine Morissette a été conseillère municipale pendant dix ans, à Val-d'Or. En plus de la pandémie, elle croit que les élections fédérales ont refroidi bien des gens pour le municipal. Elle ajoute que c'est beaucoup d'heures de travail pour bien souvent une maigre paye.

«Si tu n'es pas maire ou mairesse ou encore conseillère d'une grande municipalité, tu n'as pas un salaire assez haut. Ça implique un double emploi. Si tu veux bien servir tes citoyens, tu dois mettre des heures.» -  Lorraine Morissette, ancienne conseillère municipale

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