Crise aux soins intensifs de Chicoutimi : un patient transféré vers Québec

Hopital ISTOCK SUDOK1

Les infirmières démissionnent en bloc au département de soins intensifs de l'hôpital de Chicoutimi. Au cours du dernier mois seulement, sept employés ont quitté leur poste, dont quatre la semaine dernière. 

Après avoir écarté l'idée, la direction du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean n'a eu d'autres choix jeudi en soirée de transférer un patient vers un centre hospitalier de Québec. Un appel aux autres régions a été lancé par le CIUSSS pour obtenir des ressources supplémentaires.

Et cette crise n'est que la pointe de l'iceberg, selon la présidente de la FIQ au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Julie Bouchard. : 

«Dans l'ensemble du territoire, c'est vraiment extrêmement critique. À plusieurs endroits, on est en bris de services et en diminution de services. Il y a des lits de médecine entre autres à La Baie qui ont été fermés par manque de personnel. Bris de service à Dolbeau et à Roberval, situation critique au bloc obstétrical à Alma.»

Selon Julie Bouchard, cette situation fait en sorte qu'il est impossible actuellement de réduire les listes d'attente en chirurgie, tel que souhaité par le ministre de la Santé Christian Dubé, qui a présenté ses objectifs jeudi.

Le ministère se donne jusqu'en mars 2023 pour réduire les listes d'attente en chirurgie :145 000 patients sont actuellement sur cette liste, soit 30 000 de plus qu'avant la pandémie.

Des ententes ont été conclues avec 25 cliniques médicales privées pour accélérer la reprise, mais Québec devra aussi négocier avec les syndicats.

«On a beau faire 25 chirurgies par jour, si aux soins intensifs et sur les départements de chirurgie où c'est très critique aussi présentement, si le personnel soignant n'est pas en place, on ne peut pas opérer.» - Julie Bouchard

Au plus fort de la pandémie, 6000 chirurgies étaient pratiquées par mois, soit près de six fois moins que la normale.

Avec la collaboration de Janie Pelletier

Inscrivez-vous

Offres exclusives et promotions!