Travailler avant 15 ans: Une bonne chose si encadrée, croit le CRÉPAS

Chomage

Face à la pénurie de main-d'oeuvre, de plus en plus d'employeurs se tournent vers l'embauche de jeunes d'à peine 13 ou 14 ans. À quelques jours de la rentrée scolaire, le Conseil régional de prévention de l'abandon scolaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CRÉPAS) y va de quelques conseils.

Le professionnel en intervention, Pascal Lévesque, ne voit pas d'inconvénient à ce que les jeunes commencent à travailler plus tôt, mais ces derniers ont besoin d'un bon encadrement pour prévenir le décrochage.

Il estime que le risque est encore plus élevé pour les jeunes en difficulté ou ceux qui n'ont encore aucune aspiration professionnelle. Tout est une question d'accompagnement, souligne-t-il.

«Le travail rémunéré peut un bel outil pour permettre à un jeune en difficulté de mieux se connaître, découvrir des passions et être accompagné vers une formation professionnelle ou technique par rapport à ses intérêts. Il ne faut pas l'empêcher de travailler parce que ça va être vu comme une pénalité.»

Travail des enfants: permis, mais réglementé

Le travail des enfants n'est pas interdit au Québec, à condition qu'il ne compromettre pas l'éducation et qu'il ne nuise pas à la santé ou au développement physique ou moral de l'enfant.

Si le jeune a moins de 14 ans, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) l'employeurs doit obtenir une autorisation écrite de l'un des parents ou du tuteur du jeune salarié.

Dans une récente analyse, l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS) estime qu'il ne faut pas banaliser la participation des adolescents au marché du travail et qu'il y a d'autres solutions pour contrer la pénurie de main-d'oeuvre, comme hausser le salaire.

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