Une lieutenante de la police de Saguenay dans l’embarras pour ses propos sur la pandémie

Police de Saguenay

Une lieutenante du Service de police de Saguenay se retrouve dans l’embarras pour avoir partagé à de nombreuses reprises sur sa page Facebook de fausses informations sur la pandémie.

Certaines publications remettent également en question les mesures sanitaires imposées par le gouvernement, ce qui crée un malaise au sein de l’équipe, nous confient des policiers.

«Allez on continue les âneries en France, elles emboitent le pas aux âneries québécoises.» ou «Tous les milliards dilapidés pour nous protéger de quoi au fait?», sont parmi les nombreuses affirmations qui se retrouvent sur sa page personnelle chaque semaine depuis plusieurs mois.

La direction du Service de police confirme avoir rencontré la lieutenante à ce sujet puisqu’elle ne cautionne pas certains de ses propos. 

Le dossier est traité selon les directives qui s'appliquent en matière de ressources humaines indique le conseiller municipal qui préside la commission des ressources humaines à la Ville de Saguenay, Marc Bouchard.

«Quand il y a des choses dont la direction n'est pas en accord, il y a des discussions qui sont prises. Ce sont des dossiers d'employés qui sont traités comme n'importe quel dossier lorsqu'il y a des choses qui ne sont pas cautionnées ou qui sont contraires à certaines directives.»

Il ne précise pas si des sanctions ont été imposées dans le cas présent.

 

Contre le code de déontologie

Manifester publiquement son désaccord face aux règles sanitaires va à l'encontre du code déontologique des policiers, affirme l'avocat criminaliste Me Jean-Marc Fradette.

Il réagissait au cas de cette lieutenante de Saguenay qui a publié de nombreux propos dérangeants par rapport à la pandémie sur sa page Facebook. Me Fradette soutient que ce n'est pas une question de liberté d'expression.

«Quand on est dans la police, nos opinions, il faut qu'on les garde un peu pour nous. Ça peut être vu comme un encouragement à ne pas respecter la loi. Quand on est dans la police, on est un personnage public soumis aux règles déontologiques, 24 heures sur 24.»

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