Violence conjugale: Dénoncer en temps de pandémie

Violence conjugale ISTOCK lolostock

L'année 2020 aura été marquée par une vague sans précédent de dénonciations d'agressions sexuelles et de violence sur les réseaux sociaux.

La dernière en lice, l'influenceuse Elisabeth Rioux, a eu des répercussions jusqu'en région. L'intervenante à l'Auberge de l'Amitié de Roberval, Roxanne Bradette, souligne que plusieurs femmes appellent pour recevoir de l'aide.

« C'est une perte de confiance envers le système judiciaire. Cette situation avec Elisabeth Rioux montre à quel point c'est important d'en parler et qu'il faut détruire les préjugés. Ça montre aussi qu'il y a souvent ce moment où on n'est pas crue. » 

La pandémie fait toutefois en sorte que beaucoup moins de victimes de violence conjugale veulent venir s'installer à la maison de répit. Le confinement du printemps a donné beaucoup de fil à retordre aux intervenants qui tentaient d'entrer en contact avec les femmes isolées à la maison.

« On pense qu'on a réussi parce qu'en mars, le téléphone ne sonnait plus du tout. Présentement, on a des demandes pour l'hébergement, mais c'est un défi. Les mesures sanitaires font peur à la population. » 

Rejoindre les 18-35 ans

L'intervenante explique également que cette année, les maisons d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale tentent de rejoindre davantage les jeunes de 18 à 35 ans. Trop souvent, elles vont minimiser la situation dans laquelle elles se trouvent ou croire que c'est normal de subir un tel comportement dans son couple. Les jeunes femmes ne s'identifient pas au portrait type de la victime de violence conjugale.

« On associe encore à la violence physique, mais ça peut être beaucoup plus subtil avec la violence psychologique et le contrôle. »

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