La fermeture de l'urgence de Senneterre est en cause, croit la famille

Richard Genest

La famille Genest martèle que l'un des leurs serait possiblement toujours en vie si les heures d'ouverture de l'urgence de Senneterre n'avaient pas été réduites.

Dans la nuit de lundi à mardi, Richard Genest, 65 ans, est décédé dans l'ascenseur, avant de se rendre sur la table d'opération. Son appel logé aux services d'urgence a été répondu plus de 1h10 plus tard.

Ensuite, le patient a dû parcourir plus de 130 kilomètres en ambulance, partant de Senneterre vers Val-d'Or pour finalement perdre la vie à Amos. La famille demeure convaincue qu'avec une urgence ouverte à Senneterre, Richard Genest aurait pu s'en sortir.

« Avec l'urgence ouverte, il aurait été au CLSC et ils l'auraient stabilisé et transféré directement à Amos où se font les opérations. Sa vie aurait été sauvée. Le médecin a dit que s'il était arrivé cinq minutes plus vite, il aurait pu le sauver. Jamais je n’ai pensé que ça allait se produire dans ma famille. Si l'urgence de Senneterre n'ouvre pas et si l'ambulance n'est pas à Senneterre, oubliez ça, il va y avoir d'autres décès. C'est frustrant. »

- Jean Genest, frère de la victime

Le CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue demeure quant à lui campé sur sa position. L'organisation pointe du doigt la découverture ambulancière et non la fermeture partielle de l'urgence de Senneterre.