Des agriculteurs préoccupés qui comptent sur les travailleurs étrangers

Istock : agriculture

La préoccupation est omniprésente chez les producteurs agricoles en Abitibi-Témiscamingue depuis le début de la crise sanitaire. Aujourd'hui, ils s'inquiètent de ce qu'il adviendra des travailleurs étrangers temporaires qui viennent prêter main-forte sur les terres l'été.

Les agriculteurs ont eu une première frousse lorsque le gouvernement fédéral a annoncé la fermeture des frontières. Ça voulait dire que ces travailleurs étrangers ne pouvaient plus entrer au pays. Heureusement, le gouvernement Trudeau a rectifié le tir annonçant qu'il les laisserait franchir les frontières.

Cependant, là où c'est inquiétant pour les agriculteurs, c'est que depuis cette annonce, les différents paliers gouvernementaux se font silencieux dans ce dossier.

Ces travailleurs devraient en principe se soumettre à un confinement obligatoire de 14 jours. Si c'est bel et bien le cas, s'isoleront-ils à Montréal ou en Abitibi-Témiscamingue après avoir voyagé? Parlant de voyage, comment vont-ils faire pour se rendre ici sachant qu'il n'y a plus aucun bus ou vol aérien? Est-ce donc possible qu'aucun de ces travailleurs ne puisse venir s'installer en région?

La députée solidaire, Émilise Lessard-Therrien, juge qu'il manque des pièces au casse-tête.

« Ce n'est pas tout à faire claire. Évidemment, ils vont devoir faire des quarantaines. Prenons une région comme la nôtre qui est plus éloignée. Comment vont-ils arriver? Est-ce que ce sera à nos entrepreneurs agricoles d'aller chercher ces gens-là directement à Montréal? Ils commencent à se demander si le jeu en vaut la chandelle. Notre frontière est doublement contrôlée. Ça leur fait deux postes de contrôle à passer. »

-Émilie Lessard-Therrien, députée solidaire dans la circonscription Rouyn-Noranda-Témiscamingue

Émilise Lessard-Therrien juge important que son Plan d'indépendance alimentaire déposé au gouvernement soit adopté pour aider les agriculteurs.

Dans une éventualité où aucun travailleur temporaire ne s'installe temporairement en région, la main-d'oeuvre locale, une mesure mise de l'avant dans ce Plan d'indépendance, devient une possible alternative que souhaite emprunter Québec solidaire.

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