Des bovins coincés entre deux ponts

Agriculture

Bien implantées à Rouyn-Noranda, les entreprises de la famille Migneault, qui oeuvrent en production de bovins et de céréales biologiques, craignent pour la santé de leurs bêtes. Éric et Geneviève Migneault appréhendent que leur millier de bovins soit à court de nourriture dans les prochaines semaines.

 

Actuellement, il leur est impossible d'importer du maïs en raison de pas une, mais bien deux restrictions de charges imposées par le ministère des Transports (MTQ) aux seuls ponts qui puissent les approvisionner.

Sur le rang des Ponts, une limite de cinq tonnes est en vigueur. Le second, dans le village de Mont-Brun, ne peut contenir plus de 20 tonnes depuis maintenant quatre ans.

« On a déjà eu des rencontres avec le ministère des Transports, mais il faut pousser plus loin encore au niveau provincial pour qu'il y ait une certaine latitude dans des dossiers comme ça. Quand on peut faire des détours, c'est toujours à la charge des entreprises. Quand il n'y en a pas de détour, il faut trouver une solution rapidement. Pas dans deux mois. Il faut que ça se fasse maintenant pour le bien-être animal. Tu ne peux pas attendre. »

- Pascal Rheault, président de l'Union des producteurs agricoles en Abitibi-Témiscamingue

Selon Pascal Rheault, sans livraison de maïs dans les prochains jours, les carences alimentaires seront inévitables dans une à deux semaines. C'est à ce moment que la santé des bovins pourrait commencer à se détériorer. L'UPA trouve également insensé que ce soit aux entreprises de trouver des solutions et non au MTQ.

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