Internet : une annonce difficile à avaler

Internet - Istock Stepan Popov

Les réactions fusent de partout en Abitibi-Témiscamingue après que le gouvernement ait décidé de ne retenir aucun projet d'ici dans le cadre du programme Régions branchées.

La Conférence des préfets de l'Abitibi-Témiscamingue (CPAT) ainsi que la MRC d'Abitibi sont abasourdies de voir qu'aucune somme du budget de 150 M$ ne servira à améliorer la couverture internet dans la région.

L'Abitibi-Témiscamingue devra donc se tourner vers le fédéral pour espérer recevoir le financement nécessaire. Le hic est que le programme canadien devrait brancher les foyers seulement d'ici 2030.

Le préfet de la MRC de la Vallée-de-l'Or et maire de Malartic, Martin Ferron, s'avère peu optimiste.

« On sera noyé par la grandeur du Canada. On va encore passer sous le tapis. C'est inacceptable qu'on soit laissé pour compte par le gouvernement du Québec dans ce dossier. Notre député régional, Pierre Dufour, constate malheureusement qu'il n'a pas été capable de vendre la priorité numéro un de la région. Il n'a pas livré ce mandat tellement important. On ne peut pas attendre encore dix ans. »

-Martin Ferron, maire de Malartic et préfet de la MRC de la Vallée-de-l'Or

Comme Québec solidaire et sa députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue Émilise Lessard-Therrien, la Conférence des préfets et  la MRC d'Abitibi souhaitent que le gouvernement ajuste ou régionalise ses programmes qui visiblement ne fonctionnent pas. La fenêtre pour déposer un projet étoffé est trop mince alors que les municipalités n'ont souvent pas l'expertise requise.


Parlant de Québec solidaire, ils demandent au premier ministre François Legault de mettre en place un réseau de fibre optique public de qualité dans les régions mal desservies. Les citoyens et entreprises régionales bénéficieraient de ce changement d'approche.

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