L'Abitibi-Témiscamingue s'unit contre la violence conjugale

Différents organismes ainsi que plusieurs citoyens et citoyennes ont pris d'assaut les rues de Rouyn-Noranda pour dénoncer la violence conjugale.

Comme à plusieurs endroits au Québec, une marche citoyenne s'est tenue à Rouyn-Noranda vendredi pour dénoncer haut et fort la violence conjugale.

En Abitibi-Témiscamingue, les Maisons d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale, les Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel et les Centres de femmes trouvent aberrant qu'en 2021 se déroulent toujours des féminicides au Québec.

Un 8e en autant de semaines en province a d'ailleurs été confirmé ce matin par la Sûreté du Québec, cette fois dans le Nord-du-Québec. Kataluk Paningayak, 43 ans, aurait été tuée par son conjoint.

« On souhaite vraiment que le gouvernement prenne conscience que c'est essentiel et urgent de financer à la hauteur des besoins les services en violence conjugale. C'est certain que la mobilisation et la prévention dès le plus jeune âge demeurent importantes. »

- Julie Frenette, intervenante communautaire au Centre de femmes L'Érige de La Sarre

En début de semaine, le premier ministre François Legault a confié sur les ondes de Noovo vouloir s'impliquer personnellement pour contrer la violence envers les femmes. C'est une décision très bien accueillie par Julie Frenette.

« On ne peut pas dire que ce n'est pas rassurant. On est contente que le premier ministre prenne la problématique au sérieux. Par contre, des sommes ont été promises et elles ne sont toujours pas descendues. On s'attend à ce qu’au-delà des paroles, les gestes suivent pour assurer la sécurité des femmes et de leurs enfants. »

- Julie Frenette

Tous les organismes qui oeuvrent auprès des femmes violentées rêvent d'un monde où elles et leurs enfants seront respectés. Cependant, il reste énormément de travail à faire afin d'y parvenir, souligne Julie Frenette.

« Ça fait des décennies que les mouvements féministes réclament l'égalité et le respect à l'égard des femmes. Est-ce qu'on peut croire qu'en 2021, la problématique sera complètement effacée de la map? C'est irréaliste, je pense. On le souhaite, par contre. Ça va prendre une grosse lutte commune venant de toutes les sphères. »

- Julie Frenette

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