La mise en marché au cœur des préoccupations des agriculteurs

Agriculture

Bien des enjeux préoccupent nos agriculteurs régionaux. Au cœur des inquiétudes, il y a l'enclavement des producteurs en raison des 166 ponts présentement en limitation de charge dans la région.

Pour éviter notamment des faillites, l'UPA souhaiterait qu'une table provinciale et un comité régional comprenant le ministère de Transports (MTQ) soient mis sur pied.

Le reboisement des terres en friche plutôt que de favoriser la remise en production tracasse aussi les agriculteurs locaux. Un autre point crucial, c'est la mise en marché.

« Il faut plus d'espace sur les tablettes. Il doit y avoir des discussions avec les grandes chaînes. Souvent, c'est une chasse gardée. Au Québec, tu as deux ou trois grandes chaînes qui contrôlent. C'est là que ça devient difficile d'avoir de l'espace pour nos produits de chez nous. Ça ne marche pas. Un moment donné, il va falloir que la logique des grands décideurs change. Pour le bois, c'est pareil. Chez nous, il est fait à la Scierie Landrienne. Ils le mettent dans la van et ils l'envoient à Montréal pour le ramener dans un marché de La Sarre. Calvasse. »

- Pascal Rheault, président de l'Union des producteurs agricoles (UPA) en Abitibi-Témiscamingue

Les entrepreneurs aimeraient aussi que l'assurance récolte foin couvre les gels au printemps. Les assurances sont actives l'hiver, mais pas lorsqu'il fait -10°C en mai ou en juin.

« Présentement, il n'y a pas de programme qui répond à ces pertes. C'est dans une mesure exceptionnelle parce qu'on n'a jamais vu un gel printanier de même. Des champs ont été complètement brûlés. Au niveau des céréales, le printemps, on voyait souvent des gels et certaines pertes, mais au niveau des prairies, je n'avais jamais vu ça. Ce sont des gels mortels, à -10°C ou -12°C. »

- Pascal Rheault

Environ 80 délégués provenant d'un peu partout en Abitibi-Témiscamingue vont en débattre aujourd'hui, l'instant de la 53e assemblée générale annuelle de la Fédération de l'UPA régionale.

Samuel Deschênes, Bell Média - Pascal Rheault (gauche), président de la fédération de l'UPA Abitibi-Témiscamingue et Martin Caron (droite), premier vice-président général de la Confédération de l'UPA

L'organisation profite aussi de l'occasion pour étaler sa liste d'épicerie aux candidats municipaux, à 12 jours du scrutin (en date de mardi).

« La priorité est l'occupation du territoire agricole et la protection de nos terres. C'est un atout majeur qu'on a. Si on veut avoir l'autonomie alimentaire, c'est la première chose qu'on doit faire. »

- Martin Caron, premier vice-président général de la Confédération de l'UPA, est de passage en Abitibi-Témiscamingue

Infolettre ÉNERGIE 102.7

Pour ne pas manquer aucun concours et nos meilleurs contenus