La vaccination obligatoire causera des ruptures de service

Health-care worker Thi Nguyen administers Pfizer-BioNtech COVID-19 vaccine to a patient at a COVID-19 clinic in Ottawa on Tuesday, March 30, 2021. (Sean Kilpatrick/THE CANADIAN PRESS)

En octobre, des ruptures de service en santé sont à prévoir en Abitibi-Témiscamingue, prévient le Syndicat interprofessionnel en soins de santé de l'Abitibi-Témiscamingue (FIQ-SISSAT).

Des travailleurs et travailleuses vont quitter leur emploi par refus de se faire vacciner, comme l'obligera dans ce domaine le gouvernement de Québec, dès le 15 octobre.

À ce jour, 95% des membres de la FIQ-SISSAT ont reçu une première dose et 91% d'entre eux ont aussi la seconde.

« On a une forte majorité des membres qui n’est pas vaccinée et qui préfère être suspendue sans solde plutôt que d'avoir le vaccin. Ça risque de toucher environ 70 à 80 personnes, mais sur 1 600 membres, ça va avoir un impact direct, si une infirmière peut faire toute la différence à savoir si un service est maintenu ou non. Le secteur qui nous inquiète le plus en ce moment, c'est l'UNICEF à Rouyn-Noranda. C'est le centre d'activité qui risque d'être le plus touché. »

- Jean-Sébastien Blais, président de la FIQ-SISSAT

Cette décision de Québec d'imposer la vaccination est étonnante, souligne Roxanne Brassard, vice-présidente régionale pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS). Elle juge également que la suspension sans solde est une mesure radicale et qu'il doit y avoir des alternatives.

« Honnêtement, c'est déplorable. Le gouvernement a annoncé la semaine dernière en conférence de presse vouloir entendre les préoccupations des syndicats. Évidemment, la FSSS n'a pas été consultée. Il y a des personnes, notamment les femmes enceintes et des gens qui ont des raisons médicales ou des allergies, que pour eux, la vaccination devient impossible. Oui, on espère qu'il va y avoir des alternatives. »

- Roxanne Brassard, vice-présidente régionale de la FSSS

Les employés dans le domaine de la santé n'auront pas de preuve de vaccination sous forme d'un code QR à présenter. Ils devront signer un consentement pour autoriser que la preuve vaccinale soit envoyée directement au bureau de santé. Les visiteurs non doublement vaccinés ne seront pas admis dans les centres hospitaliers.

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