Le blocus des rails commence à se faire sentir dans la région

TRAIN

La Ville de Senneterre, la Corporation de développement industriel de Val-d'Or (CDIVD) et la Chambre de commerce de Val-d'Or (CCVD) demandent l'intervention du gouvernement fédéral et provincial pour mettre un terme à la crise ferroviaire.

Les effets de ce blocus des rails commencent à se faire sentir en Abitibi-Témiscamingue. Le transport de marchandises est affecté alors que la liaison Montréal-Senneterre ne se fait plus depuis une semaine.

Les secteurs miniers et forestiers, pour nommer que ceux-là, goûtent à cette crise. Preuve, l'entreprise régionale Produits forestiers Résolu pourrait devoir temporairement fermer ses usines si le blocus perdure.

« On ne peut pas pénaliser tout le Canada pour la solidarité. Ce qui se passe actuellement, c'est disproportionné. On ne peut pas se permettre de mettre le Québec en entier au chômage. Ce n’est définitivement pas normal que ce qui se passe en Colombie-Britannique nous affecte autant chez nous. »

-Jean-Maurice Matte, maire de Senneterre

La Chambre de commerce de Val-d'Or estime que le Canada doit régler ce dossier. Toutefois, le Québec a aussi son rôle à jouer.

« On parle avec nos partis politiques. On pense qu'il y a de la pression à mettre au niveau fédéral en premier. Mais, François Legault ne doit pas être loin derrière pour exercer une forme de leadership pour ouvrir le dialogue avec les manifestants par rapport à cet enjeu. »

-Hélène Paradis, directrice générale de la Chambre de commerce de Val-d'Or