Le second budget ne fait pas l'unanimité dans le milieu local

François Legault a présenté sa courte liste de priorités à l'intention des chefs fédéraux présentement en campagne. Le premier ministre met de l'avant quatre dossiers dans lesquels il répète que le Québec doit pouvoir faire ses propres choix, dont l'immigration et la laïcité.

Le deuxième budget du ministre Girard est accueilli autant positivement que négativement par des acteurs du milieu. D'abord, le Réseau Vigilance de l'Abitibi-Témiscamingue dénonce le peu de sérieux du gouvernement quant à la crise climatique.

L'organisme déplore que l'enveloppe environnementale soit notamment versée dans l'électrification des transports et dans les programmes et projets structurants au lieu de la remettre directement au ministère de l'Environnement. Le Réseau Vigilance critique également la création d'une centaine de nouvelles places en garderie alors qu'il manque cruellement d'éducatrice.

La Chambre de commerce de Val-d'Or (CCVD), de son côté, accueille favorablement ce deuxième budget. L'organisation estime que l'économie sera stimulée par l'adoption de plusieurs mesures visant à diminuer les émissions de GES en province.

Toutefois, la préoccupation principale de la Chambre demeure. La main-d'oeuvre n'a pas été suffisamment abordée par le ministre Girard.

Finalement, les Producteurs de grains au Québec sont optimistes. Ils sont satisfaits du fait que le budget prévoit l'élaboration d'un plan agriculture durable.

L'initiative visant l'amélioration de la productivité des équipements en finançant les projets d'extension du réseau triphasé a de quoi faire sourire les producteurs.